Arnautu

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Communiqué de Presse de Marie-Christine Arnautu, Vice –Présidente du Front National en charge des Affaires Sociales du 16/05/2013

Madame Delaunay vient d’évoquer l’utilisation des fonds provenant de la journée de solidarité, créée en 2003, initialement appliquée aux salariés, récemment aux retraités imposables puis prochainement étendue aux artisans et aux professions libérales.

Cette contribution solidarité autonomie, évaluée à 2 milliards d’euros par an, devrait être destinée aux personnes âgées et handicapées, tout comme devait l’être en son temps, celle collectée sur la vignette automobile…Rappelons que celle-ci rapportait 2 ,3 milliards d’euros par an et que son objectif initial d’aider à garantir un fonds de solidarité aux personnes âgées, fut purement et simplement détourné au profit du seul budget de l’Etat.

Or, selon plusieurs études récentes, le budget de la dépendance à l’horizon 2030 a été évalué entre 20 et 30 milliards d’euros par an… Gouverner c’est prévoir, et tant l’UMP que le PS ont fait preuve d’incurie flagrante dans ce domaine comme dans tant d’autres.

Ponctionner encore un peu plus les retraités dont la moyenne des pensions s’élève à 1100 €, dont plus de 10% d’entre eux vivent en dessous du seuil de pauvreté, est ni plus ni moins une honte.

Le handicap, tout comme la prise en charge de nos ainés, sont un devoir et une obligation de solidarité nationale dont la responsabilité incombe à l’Etat. C’est à lui de prévoir les économies nécessaires afin d’assurer un niveau de vie décent aux plus vulnérables d’entre nous, devenus des invisibles et des oubliés.

Nous suggérons donc à nouveau aux responsables actuels quelques mesures simples et immédiates : 7 milliards d’euros (coût net de la contribution de la France à l’Union Européenne), 20 milliards d’euros (coût de la fraude sociale), 70 milliards d’euros (coût de la politique d’immigration) : voilà déjà de quoi garantir pour de nombreuses années les retraites méritées de nos compatriotes, un plan dépendance concret et crédible, une rémunération et un statut à tous les aidants, et une solidarité digne de ce noms aux personnes frappées par le handicap.