Belfort, Clinique de la Miotte

Le Pays

Par Pascal Lainé le 21/05/2013

Le repreneur de la dernière chance ayant tourné casaque, la mutualité du Territoire de Belfort, actionnaire de la clinique de la Miotte, a déposé une déclaration de cessation de paiement devant le tribunal de commerce de Belfort.

Le 15 avril, le pôle de santé Léonard de Vinci, clinique privée basée à Tours, était présenté comme le repreneur qui allait sauver la clinique de la Miotte, confrontée à d’insurmontables difficultés de trésorerie.

Ce mardi, Étienne André, président du conseil d’administration et Jean Armando, président de la mutualité française du Territoire de Belfort, signaient ensemble un communiqué qui annonce que « le groupe dont le projet [de reprise] avait été retenu vient de faire part du retrait de son offre. Compte tenu de cette nouvelle situation, en accord avec les membres du conseil d’administration et après consultation du comité d’entreprise, le président de la clinique a décidé de déposer une déclaration de cessation de paiement auprès du président du tribunal de commerce. »

Élus mobilisés

Interrogé, Étienne Butzbach, maire de Belfort, rappelle que « la mairie n’a aucun pouvoir dans cette affaire », mais qu’il suit le dossier. « Je n’oublie pas que 200 emplois sont en jeu, et que l’offre de soins de la clinique de la Miotte est importante ». Le maire de Belfort ne cache pas qu’il verrait d’un bon œil une reprise « une solution de reprise dans un cadre mutualiste, à l’échelle de l’Aire urbaine si possible ». Allusion peut-être à l’offre de reprise de la mutualité du Doubs, écartée en début d’année.

Damien Meslot, député UMP, avait émis des réserves sur l’offre de reprise tourangelle. « On voit aujourd’hui que j’avais raison, dit-il. Je pense qu’il faut maintenant une table ronde avec les élus pour se pencher sérieusement sur le dossier. » Lui aussi regarde du côté de la mutualité du Doubs, ou du Diaconat, qui gère plusieurs établissements alsaciens.