Manifestation Paris 26052013

Au soir de ce 26 mai qui s'annonçait terrible au point que le ministre de l'Intérieur avait hier soir conseillé avec ses aires de "dur à cuire" que nous lui connaissons aux familles d'éviter de se promener dans les rues de la capitale que constatons-nous ? 
La ville de Paris ne semble pas être à feu et à sang contrairement à ce qui a pu se passer le fameux lundi qui devait être une fête au Trocadero au lendemain du titre du PSG. Les forces de l'ordre ont apparemment eu une journée pas trop rude mis à part quelques incidents qui ont toujours lieux lors des grands rassemblement de ce genre et qui font déjà les choux-gras des journaux comme Libé qui nous parle d'"hommes au crâne rasé d’une quarantaine voire cinquantaine d'années, brassard bleu-blanc-rouge. Equipés de gants, casques, lunettes, sérum physiologique, ils récupèrent les bouteilles de bières consommées sur places pour les jeter. " Bref, des fachos !
Autre chose qui a le don d'horripiler pas mal de monde ce sont les chiffres ubuesques données ce soir par la Préfecture de police sur le nombre de manifestants : 150 000. Mais il s'agit là d'un détail qui sera assurément réévalués plus tard.
Nous qui pensions -en écoutant aveuglément les prévisions quelques peu alarmistes des autorités- que ce soir le Palais de l’Élysée allait se transformer en Fort Chabrol, nous sommes quitte d'une belle frayeur mais surtout d'une énorme crise de rire. 
Parce qu'on savait fort bien qui allait manifester aujourd'hui dans les rues parisiennes : venus de toute la France se sont des centaines de milliers de nos compatriotes qui se sentent méprisés, rejetés et pour certains trahis (il y a des gens qui ont choisis de voter Hollande en 2012 qui étaient là) qui s'étaient donné rendez-vous à Paris et non pas une frange d’extrémistes - de droite bien entendu- casqués et armés avec pour objectif de "prendre la capitale" !

Finalement, les fonctionnaires de la présidence de la République peuvent informer François Hollande qu'il peut sans crainte rentrer de Baden...euh pardon d'Addis-Abeba.
GS