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Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National du 29/05/2013

L’Union européenne vient de préciser les termes du chantage auquel elle soumet la France : deux ans de délai dans la réduction des déficits publics en échange d’un big bang ultralibéral dont les contours ont été précisés aujourd’hui.

C’est toute la violence d’un système antidémocratique et ultralibéral en échec qui s’exprime dans les réformes exigées par Bruxelles. On notera notamment :
- Une remise en cause presque explicite du SMIC
- De nouvelles facilités à accorder à la grande distribution contre le petit commerce
- La demande d’une nouvelle augmentation de la TVA, le passage du taux intermédiaire de 7% à 10% allant « dans la bonne direction » selon le document européen
- Une accélération de la flexibilisation du marché du travail
- Un nouveau report de l’âge de départ à la retraite
- La remise en cause de ce qui reste du service public du rail et de l’énergie, et notamment des tarifs réglementés.

Ce poison ultralibéral a déjà considérablement affaibli notre organisme depuis des années qu’il est appliqué, à tel point qu’aujourd’hui l’Union européenne est la zone la moins dynamique du monde, la seule en stagnation ou en récession.

Jean-Marc Ayrault a immédiatement fait savoir qu’il s’aplatirait devant ces exigences européennes, comme l’UMP le faisait avant lui. Il confirme ainsi que le parti socialiste a définitivement abandonné les catégories populaires et les classes moyennes.

Huit ans jour pour jour après la victoire du NON à la Constitution européenne, la France doit démontrer qu’elle est un pays libre et refuser de se voir dicter sa politique par des technocrates arrogants qui ratent tout depuis des années.

Elle doit opposer à cet amer big bang ultralibéral un projet ambitieux de redressement national fondé sur le réarmement de notre pays via des frontières économiques intelligentes contre la concurrence déloyale, une politique monétaire nationale de rebond et un Etat stratège fer de lance du patriotisme économique.