Métro toulousain

La Dépêche

Par Claire Lagadic le 03/06/2013

Six jeunes hommes viennent d'être interpellés par la police. Ils sont soupçonnés d'avoir commis des agressions gratuites dans le métro toulousain.

Lynchés, pour rien… Au moins six personnes ont été victimes, au mois de janvier, d'un groupe d'adolescents et de jeunes majeurs qui menaient des expéditions punitives dans le métro toulousain.

Début janvier, sur la ligne A du métro, au niveau de Basso-Cambo, deux jeunes hommes avaient été pris à partie par six jeunes garçons. Selon les victimes, les agresseurs ne cherchaient pas à leur dérober un téléphone portable ou de l'argent. Ils les ont frappés gratuitement. Coups de poings, coups de pieds sur le corps ou la tête… cet après-midi-là, ils avaient vécu un calvaire sans raison.

Saisis des faits, les policiers de la brigade territoriale du Mirail avaient immédiatement lancé des investigations. Très vite, ils ont été informés d'une agression similaire, le même jour, dans la matinée, toujours dans le métro mais cette fois à Fontaine-Lestang. Là encore, deux victimes s'étaient fait attaquer par un petit groupe. Puis, une autre plainte, déposée en zone gendarmerie par deux victimes, est arrivée sur le bureau des enquêteurs. Une fois de plus, les témoignages se rejoignaient.

Gardes à vue

Le rapprochement a été immédiat et la police s'est mise en quête des éléments et témoignages susceptibles de les mener aux agresseurs présumés. L'enquête a abouti mercredi dernier avec l'interpellation de six personnes, trois jeunes majeurs et trois mineurs, issus du quartier de la Reynerie, qui ont été reconnus par leurs victimes. Au cours de ces trois agressions gratuites, ils ont fait six victimes. Placés en garde à vue puis présentés à un juge, ils ont été laissés libres mais devront répondre, dans les prochaines semaines, de leurs actes face à la justice.

Depuis le début de l'année, les enquêteurs de la sûreté départementale ont ainsi mis un terme aux agissements de plusieurs bandes de jeunes garçons qui se livraient à des agressions à Toulouse. Ceux-ci s'intéressaient aux téléphones portables de leurs victimes. Mi-mai, un groupe de six hommes soupçonnés d'une soixantaine de ces vols avait été interpellé.