Bousquet-Cassagne FN

Le Midi Libre

Le 16/06/2013

Les électeurs de la troisième circonscription du Lot-et-Garonne votent dimanche pour tourner la page de l'ère Cahuzac à l'occasion d'une législative partielle qui ne paraît pas particulièrement aisée pour le parti socialiste. 

L'enjeu de cette législative partielle, auquel 17 candidats se présentent, est d'autant plus important qu'il intervient après trois défaites électorales successives récentes pour le parti socialiste. Le week-end dernier, le PS a perdu deux circonscriptions des Français à l'étranger, au profit de l'UDI et l'UMP et, il y a trois mois dans l'Oise, la candidate du parti a été éliminée dès le premier tour, au profit d'une candidate du Front national.

Le FN implanté dans le département

Un scénario que le parti de la majorité gouvernementale, qui a pour candidat le chef d'entreprise à la retraite Bernard Barral, 66 ans, redoute de voir se renouveler ce dimanche dans ce département où le parti frontiste est déjà bien implanté. Lors du précédent scrutin, il y a un an, Etienne Bousquet-Cassagne, candidat FN dans la deuxième circonscription, avait obtenu 17,9% des suffrages, un chiffre record pour l'Aquitaine. Un résultat que ce militant frontiste de 23 ans entend améliorer à l'occasion de la législative partielle de dimanche.

Soutiens de poids pour les candidat du PS e de l'UMP

Le Parti socialiste comme l'UMP sont sur le qui-vive. Ainsi, le PS a dépêché son premier secrétaire Harlem Désir, et les ministres de l'Intérieur et de l'Agriculture Manuel Valls et Stéphane Le Foll pour le soutenir. De son côté, Jean-François Copé, président de l'UMP, venu vendredi soutenir Jean-Louis Costes, le candidat UMP à cette partielle, a également mis en garde les électeurs contre le vote Front national, lors d'un meeting à Bias. "Voter FN -- comme nous ne faisons pas d'alliance avec le FN -- c'est donner un coup de main à la gauche", a-t-il dit tout en rappelant que son parti refusera toute alliance avec le parti de Marine Le Pen.

Avec AFP