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L’homme abattu lundi soir de plusieurs balles de Kalachnikov, après une course-poursuite dans les rues de Marseille, était connu des services de police pour des vols avec violences et cambriolages.

L’homme d’une quarantaine d’années, abattu lundi soir de plusieurs balles de Kalachnikov après une course-poursuite dans les rues de Marseille, était connu des services de police pour des vols avec violences et cambriolages.

La victime, née en 1973, faisait partie de la communauté gitane. Un temps domicilié à Marseille, l’homme s’est ensuite mis au vert dans le Var, toujours au sein de la communauté des gens du voyage. "Plusieurs affaires récentes démontrent qu’il n’avait pas cessé ses activités criminelles", selon une source policière.

Au moins deux chargeurs de Kalachnikov utilisés 

Au moins deux chargeurs de Kalachnikov ont été utilisés par les tueurs pendant la course-poursuite, qui s’est déroulée sur un boulevard longeant plusieurs cités dans le sud-est de la ville, et une cinquantaine de douilles ont été retrouvées. Plusieurs appartements ainsi que des véhicules ont été touchés par des balles perdues. Le parquet parle d'"une soixantaine de tirs". "C’est un miracle qu’il n’y ait pas eu de victime collatérale", la circulation étant dense au moment des faits, selon un enquêteur.

Pistolet automatique, perruque et talkie-walkie 

L’adjointe au maire chargée de la sécurité, Caroline Pozmentier, a dénoncé "un nouveau drame qui illustre une spirale dramatique". La voiture que conduisait la victime, une VW Polo, avait été volée. La présence d’un pistolet automatique, d’une perruque et d’un talkie-walkie dans l’auto indique que le malfaiteur était sur "un coup".

Une dizaine d’homicides par arme à feu ont été perpétrés dans la ville et sa région depuis début 2013 après une année 2012 sanglante : 24 morts. Le dernier remonte à la nuit du 22 juin, quand Djibril Abbas, 27 ans, permissionnaire des Baumettes en cavale, fut abattu à la Kalachnikov.

Le 24/07/2013