Estrosi UMP

Le député-maire UMP de Nice Christian Estrosi, dont les propos sur les Roms et les gens du voyage ont suscité une vague d'indignation début juillet, s'est défendu mardi de chercher à concurrencer le FN dans la perspective des élections municipales de 2014.

Selon Le Canard enchaîné, le vice-président de l'UMP se serait félicité devant ses proches d'avoir freiné avec son "offensive anti-Roms" l'avancée du Front National dans sa ville qui le menaçait d'une "triangulaire plus ou moins compliquée". "Avec mon action sur les Roms, j'ai sans doute réussi à l'écarter. Après ça, les municipales seront une promenade de santé", aurait-il dit, selon l'hebdomadaire satirique.

Invité sur Europe 1 mardi matin, Christian Estrosi, qui s'était élevé début juillet contre l'occupation illégale de terrains par des Roms à Nice, a démenti avoir tenu de tels propos. "Conduire les actions d'une municipalité, ça n'est pas idéologique, on n'élit pas un maire par rapport à son étiquette politique, je suis le maire de tous", a-t-il souligné. "Oui je suis ferme dans ma ville, moi je ne suis pas dans les commentaires et dans les paroles, je suis dans les actes au quotidien."

"Lorsqu'il y a des squats qui sont occupés par des Roms, nous veillons aussi, avec à chaque fois l'application de la décision du tribunal de grande instance de notre département (...), à ce que ces squats soient tout simplement évacués là où malheureusement le gouvernement ne prend pas les mesures pour les raccompagner chez eux à l'étranger, parce que pour la plupart du temps ils sont en situation irrégulière", a-t-il poursuivi. "Ça n'est pas faire de la concurrence à qui que ce soit, c'est être moi-même, ce que j'ai toujours été dans mes responsabilités", a-t-il conclu.

Avec Reuters

Le 13/08/2013