Police VL 5

De violents incidents ont émaillé la journée de jeudi, sur la commune de Valentine où s’était établi un campement de gens du voyage. Mercredi, aux environs de 17 heures, un groupe de caravanes vient s’installer de manière illicite sur un terrain privé, situé à proximité de la station d’épuration d’eau.

Le lendemain, jeudi 15 août, André Puisségur, le maire, est venu au-devant du groupe. «Il y avait une dizaine de caravanes, je demande aux occupants combien de temps ils pensent rester. Ils me répondent de manière évasive», raconte l’élu qui s’en retourne aussitôt. «Je suis parti tout de suite, sans engager la conversation. On m’a suivi jusqu’au bout du chemin. J’appelle également ERDF pour les prévenir que sept câbles sont branchés, à l’intérieur de la station, sur des coffrets qui ont été brisés, ce qui pose tout de même des problèmes de sécurité. C’est du 380 volts», explique André Puisségur. Et celui-ci de poursuivre son tour d’alerte en appelant le syndicat mixte de l’eau du conseil général de la Haute-Garonne pour cause de raccordement illicite.En conséquence, des agents d’ERDF coupent le courant à une borne distante à l’entrée du village.

Il prévient le commissariat de Saint-Gaudens, dans le cadre de la nouvelle loi qui régit le stationnement des gens du voyage. La patrouille envoyée sur place note des immatriculations de véhicules et effectue des contrôles d’identités.

Mais la situation ne pouvait rester en l’état, le courant bloquant certains éléments de la station. Celui-ci est rétabli dans la soirée de jeudi. Et c’est là que tout se gâte, quand les deux agents d’ERDF, dépêchés sur place pour d’une part rétablir le courant puis débrancher les câbles, sont pris à partie par plusieurs individus et roués de coups. L’intervention des policiers du commissariat est immédiate. Deux personnes dont l’un des agresseurs sont interpellées. L’une est relâchée peu après, l’autre, majeur et bien connue des services de police, reconnaît partiellement les faits. Elle a été déférée au parquet de Toulouse en comparution immédiate pour «violences à personne chargée d’utilité publique et vol d’électricité».

Les deux agents d’ERDF se sont présentés aux urgences du centre hospitalier Comminges Pyrénées qui ont prescrit quatre jours d’ITT pour l’un et deux pour son camarade.

Après discussions, une évacuation des caravanes vers l’aire de grand passage est finalement adoptée. Elle s’est déroulée hier matin dans le calme.

D’une humeur d’ordinaire paisible et sereine, André Puisségur n’accepte pas cette violence. «Ce n’est pas normal, de tels agissements envers des représentants du service publics. On ne peut pas se placer au-dessus des lois. Il y a trois ans, avec mon adjoint, dans des circonstances similaires, on s’était fait bousculer par un groupe. Et bien, on avait décampé»

Le 17/08/2013