Islamiste européen Syrie

Un nouveau djihadiste français aurait trouvé la mort lors de combats en Syrie.

Un Roubaisien de 19 ans, Sofiane, aurait été tué au début du mois de septembre. La famille a été prévenue par le coup de téléphone d’un compagnon d’armes du jeune homme. Un décès similaire à celui de Jean-Daniel, ce jeune Toulousain converti à l’islam, qui voulait «mourir en martyr» et qui a été tué au début du mois d’août en Syrie. Son frère Nicolas, qui était parti avec lui pour cette croisade suicidaire, n’a donné aucune nouvelle. C’est le père des deux garçons, résidant en Guyane, qui avait lancé un appel dans nos colonnes.

La famille de Sofiane à Roubaix (Nord), elle, attend la confirmation du gouvernement français. Le jeune homme, connu de la justice pour divers faits de délinquance depuis qu’il a 14 ans, avait disparu de la circulation en juillet. «C’était étrange car il avait une relation fusionnelle avec sa mère», confie une source proche du dossier.

Le problème pour la famille, c’est que personne ne sait comment Sofiane a été tué. «On ne connaît pas la date exacte du décès - on évoque le 2 septembre à Alep -, ni les circonstances ou la véracité des faits. Que faisait-il exactement en Syrie ? Je me suis rapprochée du parquet de Lille pour purger les dossiers en cours le concernant.

Je vais également écrire au ministère de l’Intérieur pour connaître les démarches à effectuer pour obtenir un certificat de décès. À l’heure actuelle, pour l’État français, Sofiane est toujours en vie. Un long combat s’annonce, c’est aussi ça le drame pour cette famille», a expliqué Me Cécile Carrillon, l’avocate de la famille. Les services de renseignement français avaient pourtant émis des doutes, en juillet dernier, sur un possible «embrigadement» de Sofiane qui, officiellement, avait quitté la France pour l’Algérie.

«Depuis qu’un éducateur m’a appris son décès, je ne cesse de m’interroger. Quand il était en France, Sofiane était un peu paumé. Je me souviens d’un grand blond aux yeux verts. Pratiquant musulman classique, il ne parlait que quelques mots d’arabe. C’était quand même un gamin qui était fusionnel avec sa mère, qui n’avait quasiment jamais quitté Roubaix. J’ai la sensation d’un formidable gâchis», a confié un magistrat chargé de l’enquête mais qui souhaite garder l’anonymat.

«Plus de 130 Français ou résidents en France, souvent radicalisés, combattent actuellement en Syrie», a récemment affirmé le ministre de l’Intérieur Manuel Valls qui s’est dit «inquiet».

 Le 21/09/2013