Editorial  de Steeve Briois, Secrétaire général du Front National  dans la Letre du Front du 04/10/2013

Briois Steeve (2)

Marine Le Pen a insisté cette semaine une nouvelle fois sur l’aberration que constituait le fait de qualifier le Front National de mouvement d’extrême droite.

Passons sur l’injustice de cette caricature aux allures d’arnaque sémantique pour revenir sur les réactions de certains journalistes et intellectuels auto-proclamés aux propos de notre présidente.

Disons le tout net et sans détour, il y a des éditorialistes et des «spécialistes de l’extrême-droite» qui se sont caractérisés par leur extrême…connerie.

Ainsi, pour le très libéral Christophe Barbier, rédac-chef de l’Express, nous serions d’extrême-droite parce que nous sommes en faveur d’un référendum proposant le rétablissement de la peine de mort. Pour Christophe Barbier, 32 états des Etats-Unis sont donc aux mains de l’extrême droite…même ceux détenus par le Parti Démocrate ! Autant couper les relations diplomatiques avec le Japon, où la peine de mort n’était même pas contestée durant la courte gestion du pays par un premier ministre de centre-gauche. Les trois premières puissances mondiales sont donc d’extrême droite sur ce simple critère, Chine communiste incluse. C’est à se demander si l’écharpe de Barbier n’est pas rouge du sang qui ne lui arrive plus au cerveau. Cela expliquerait comment il peut croire que nous fantasmons jour et nuit sur des fusions ou unions avec l’UMP

Pour le très impartial Hervé Gattegno du Monde, nous sommes d’extrême droite car nous « défendons la souveraineté ». Là encore, cela ratisse très large.

Thomas Guénolé, « politologue », explique dans une lettre ouverte à Marine Le Pen que le Front National appartient à l’extrême droite parce que nous serions une droite radicalisée, anti-républicaine, « réactionnaire», entre autres inepties noyées dans une fange de lieux communs. Sans jamais expliquer, ni détailler.

Nous pourrions en citer bien d’autres, mais ce serait prendre le risque de transformer votre édito hebdomadaire en bottin.

Au final, retenons que tout ce qui n’est pas de la pensée unique, du miasme bien-pensant habituel, du politiquement correct, et qui ne crache pas au visage du peuple français, est d’extrême droite.

Si l’extrême droite, c’est la manipulation de masse, le bafouement du pluralisme politique, le mépris de ce que disent les urnes, alors peut-être devrions-nous demander des leçons de mieux-disance extrémiste à tous ces petits faiseurs d’opinion.

Il est en tout cas regrettable que l’extrême gauche, quant à elle bien identifiable, ne passe jamais au crible des perpétuels donneurs de leçons, cette extrême gauche qui a soutenu les pires dictatures, défendu des systèmes totalitaires parmi les plus meurtriers.

En ce qui concerne l’extrême connerie, elle a trouvé de dignes représentants.