Cambadelis

Communiqué de presse de Bertrand Dutheil de La Rochère, Président de Patrie et Citoyenneté du 16/10/2013

Jean-Christophe Cambadélis est un politicien habile et intelligent. C’est pour cela, d’ailleurs, que François Hollande lui a préféré Harlem Désir pour être premier secrétaire du Parti socialiste. Jean-Christophe Cambadélis essaye de trouver une stratégie efficace pour détourner le peuple de France du Rassemblement Bleu Marine. Il a bien compris que l’UMPS était une réalité de plus en plus perçue comme telle par nos compatriotes. Alors, dans un entretien donné au journal Le Monde du 15 octobre, il a lancé la notion de tripartisme. Il y aurait l’UMP, le PS et le FN.

Mais, à Brignoles, comme dans les deux législatives partielles du printemps dernier, la gauche, éliminée du second tour, a toujours appelé à voter pour le candidat de l’UMP contre celui du FN. Les premiers tours de ces scrutins ont fonctionné comme des primaires au sein de l’UMPS.

Jean-Christophe Cambadélis poursuit justement sur les primaires socialistes à Marseille, avec un parallèle, osé mais très révélateur. Il déclare qu’en ce dimanche 13 octobre « ce sont deux France qui se font face ». « L’une [à Brignoles], fermée, fait de l’étranger la cause de sa situation et de sa colère ; l’autre [à Marseille], ouverte voire cosmopolite, veut être représentée. » Il oublie une différence essentielle : à Brignoles, c’est le suffrage universel qui parlait ; à Marseille, c’est la mouvance socialiste qui s’exprimait.

En filigrane, ressort la vieille distinction trotskyste entre les masses « abruties » et l’avant-garde « consciente ». En réalité, il s’agit de fragmenter le peuple sur des bases communautaristes en déconstruisant le pacte républicain, comme l’a proposé Terra-Nova. Pour preuve : la dénonciation par Marie-Arlette Carlotti du « clientélisme » de Samia Ghali. Inquiets de voir ainsi révélée leur stratégie, le président de la République et le Premier Ministre ont immédiatement intimé l’ordre à leur ministre battue de se taire.

Le tripartisme de Jean-Christophe Cambadélis n’est qu’un trompe-l’œil pour essayer de maintenir la fiction d’une différence entre le PS et l’UMP, et donc la possibilité d’une alternative dans le système. Mais, en évoquant les primaires socialistes de Marseille, Jean-Christophe Cambadélis en vient immédiatement aux termes du vrai débat politique d’aujourd’hui : d’un côté les patriotes républicains, et de l’autre les mondialistes adeptes de l’ultralibéralisme libertaire.

Les militants de Patrie et Citoyenneté refusent depuis longtemps de se laisser abuser par les ruses sémantiques de ces politiciens de gauche qu’ils ont trop pratiqués. Le seul véritable choix politique offert aux citoyens français est entre l’UMPS au pouvoir depuis plus de trente ans et le Rassemblement Bleu Marine autour de Marine Le Pen.