Dibrani rom Kosovo

Le père de Leonarda, collégienne expulsée de France avec toute sa famille, aurait menti aux autorités françaises sur l'origine kosovare de sa femme et ses enfants, pour obtenir l'asile. Ils seraient nés en Italie.

Le père de la collégienne kosovare Leonarda expulsée de France avec sa famille a déclaré jeudi à l'agence de presse Reuters avoir menti aux autorités françaises sur l'origine kosovare de sa femme et de ses enfants pour tenter d'obtenir l'asile

"Toute la famille , ma femme et mes enfants, sont nés enItalie. Ils n'ont rien à voir avec le Kosovo ", a raconté Reshat Dibrani à Reuters. "Ils sont nés en Italie et puis nous sommes venus en France. Nous avons menti aux autorités en disant que nous étions du Kosovo.  Nous avons demandé l'asile en France et nous ne pouvions pas montrer nos papiers italiens. Nous avons dit que nous avions fui le Kosovo", ajoute cet homme de 47 ans.

Toujours selon l'agence, le gouvernement kosovar verse une aide mensuelle de 150 euros pour l'hébergement de la famille, au deuxième étage d'une maisonnette dans un quartier populaire de Mitrovica, dans le nord du Kosovo. "Nous ne savons pas quoi faire avec cette famille. Elle n'est pas du Kosovo", a de son côté confié un responsable kosovar sous couvert de l'anonymat. "Il n'y a que le père qui soit né au Kosovo."

Le père assure quant à lui avoir quitté le Kosovo en 1973 ou 1974 et être prêt éventuellement à y rester, mais pas ses enfants. "Les enfants ont peur parce qu'ils ne connaissent pas la langue, ici. Ils pleurent nuit et jour. Ils disent, 'Papa, qu'est-ce que tu nous as fait ?' Je leur dit que ce n'est pas ma faute mais celle de la France", déclare-t-il.
    
Une plainte déposée par le passé contre le père

Plus tôt dans la journée, des sources proches du dossier ont par ailleurs indiqué qu'une plainte pour violences sur ses enfants a été déposée début 2013 contre Resat Dibrani par sa femme. L'homme de 47 ans était soupçonné de battre ses filles Leonarda et Maria, 17 ans, selon ces sources.  Au terme de la procédure, le parquet de Besançon avait estimé qu'il n'y avait pas assez de charges pour engager des poursuites contre le père de famille.

Le 17/10/2013