Melenchon (PdG) mars 2013

Jean-Luc Mélenchon ne sait plus après quelle corne se raccrocher pour tenter de nouveau de ressentir les effets des "grandes scènes" qu'il a connu lors de la campagne des présidentielles en 2012.

Aujourd'hui il a annoncé qu'il sera au rassemblement des lycéens prévu demain dans la capitale pour soutenir la collégienne Léonarda Dibrani -la jeune rom du Kosovo qui vivait dans le Doubs- mais plus généralement pour porter un regard "de colère" sur la politique envers les clandestins dans notre pays.

Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche, va donc pouvoir sortir son mégaphone -qui commençait à rouiller- et haranguer une foule de "jeune's" qui pour nombre d'entre-eux voient là une bonne occasion de "foutre le bordel", la veille des vacances de la Toussaint (pour toutes les académies). L'homme qui ne se déplace qu'avec une cravate rouge en profite pour appeler les Français à se révolter : "Demain il faut y être. Ecoutez-moi bien, les gens qui m'écoutez, demain si vous le pouvez, c'est votre devoir d'être dans la rue avec nos jeunes"...

Il paraitrait selon monsieur Mélenchon que "nos jeunes sont en train de faire un cours d'instruction civique appliqué: défendre les principes de la République française". Un cours d'instruction civique en dénonçant les lois de la République -si peu souvent mises en pratique- et en exigant la démission d'un ministre qui n'a rien fait de mal ? Et pour cause, c'est là l'application d'une décision de justice délivrée et alors que l'ensemble des recours a été épuisé pour cette famille originaire du Kosovo, non, d'Italie...ou d'ailleurs.

La question de la collégienne de Pontarlier trouble aussi l'UMP puisqu'alors qu'ils tenaient une convention sur le quinquennat de Nicolas Sarkozy, les ténors du parti -enfin ceux qui y étaient- avec Jean-François Copé ont estimé que cette "affaire" allait "encore" favoriser le Front National, "affaire" instrumentalisé par le PS-ce qui n'est pas totalement infondé- . Le président du parti sarkozyste a même usé d'une formule qu'il pense magique, mais qui sonne terriblement faux : FNPS.

Vexé le patron du PS Harlem Désir a vite réagit aux propos de son collègue de l'UMP, ainsi que l'un de ses bras droit le sénateur parisien David Assouline : "Quelle honte et quel cynisme quand on sait que le Parti socialiste n'a pas hésité à appeler au vote UMP contre le FN, alors que M. Copé prône l'indifférence entre le FN et le Parti socialiste (ni-ni), et que M. Fillon envisage de choisir le FN contre le Parti socialiste".

Le R.O.M. en pleine action !

GS