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L'auteur ou les auteurs de cet article ne sont en rien membres du Front National, du Rassemblement Bleu Marine ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique -à ma connaissance- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici.

Par Janny Leroy le 27/10/2013

600.000 euros. Montant du manque à gagner publicitaire entraîné par le maintien à l’antenne de Sophia Aram. Tous ces zéros alignés sur la facture et sur les sièges des bureaux de la chaîne donnent le vertige. Mais le compteur continue sa course folle. 30.000 euros qui oublient de rentrer dans les caisses chaque jour. Les publicitaires ne sont guère compréhensifs. Et puis faire de la pub pour quoi ? Du gel douche écossaise ? Les subprimes ? Aucun créneau. Les vrais virtuoses du marketing sont les dirigeants de France 2 qui, encouragés par des consignes gouvernementales, réussissent à faire la pub pour la diversité à des prix défiant toute concurrence. 30.000 € pour 45 minutes d’antenne. Qui dit mieux ? 650 euros la minute. Un tarif à faire pâlir Séguéla en pleine séance de bronzage. À ce prix-là, les annonceurs se battent dans le hall de France Télévisions.

Les dommages collatéraux, qui voient les émissions voisines entraînées dans la chute et David Pujadas la mèche de travers, portent ce tarif à des niveaux encore plus bas. Séguéla se précipite hors de sa cabine de bronzage et arrive ventre à terre pour acheter une journée entière. Sans succès. Le seul produit homologué dont il soit permis de vanter les mérites à prix cassé est la diversité. Un point c’est tout. Et au diable dentifrices à rayures, détartreurs de machines à laver et tampons périodiques ! Leonarda présentera la météo. Contre vents et marées. Thuram et Aram commenteront les compétitions d’aviron, le rappeur Booba animera la nouvelle émission « Des chiffres et des illettrés »… Que ça plaise ou non.

En bon capitaine de Costa Concordia, Rémy Pflimlin fait le fâché et vire le directeur des programmes. Le quatrième depuis son arrivée. « Suivant ! »crie l’aboyeur dans le hall d’entrée où une odeur de bouc émissaire commence à incommoder sérieusement les hôtesses d’accueil. Et si Patrick Sébastien invitait la famille de Leonarda pour un numéro de trapèze volant dans « Le plus grand cabaret du monde » ? Décidément, le petit nouveau est créatif. Aurélie Filippetti va adorer.

Waterloo, c’est bien joli, mais où trouver les fonds quand on touche le fond ? Sur ce point, Rémy Pflimlin ne manque pas d’idées. Imaginatif en diable, le sous-marinier propose d’appliquer la redevance à tous les écrans possibles et imaginables. Tablettes, ordinateurs, iPhone… Écrans solaires, aussi ? demande Jacques Séguéla au comble de l’inquiétude. La Finlande, la Suède, l’Allemagne et la Suisse appliquent déjà cette taxe, argumente le capitaine. Ouf, nous voilà rassurés. Nous allons enfin rejoindre le cercle très fermé des tortionnaires de l’audiovisuel.

La propagande non regardée de France 2 a un coût. Rémy Pflimlin devra préciser si la taxe s’applique aux écrans éteints. Sur l’écran noir de mes nuits blanches… chantait Nougaro. Heureux homme parti avant d’être taxé sur ses rêves.