Saint-just

Questionné par Paris Dépêches, le candidat du Front National à la mairie de Paris est revenu sur les interpellations de militants frontistes lors des cérémonies du 11-Novembre et sur son programme pour la capitale.

Plusieurs militants du Front National faisaient partie des 70 personnes interpellées lundi matin sur les Champs-Elysées. Wallerand de Saint Just, contrairement à ce qui a été dit, n’en faisait pas partie. Mais il était à leurs côtés. Le trésorier du parti de Marine Le Pen réfute toutes intentions de contestation durant les cérémonies, condamne les huées et accuse Manuel Valls d’avoir voulu « nuire » à sa candidature. Il revient également sur son programme pour Paris dans lequel la fiscalité sera le thème dominant.

Paris Dépêches : Dans les médias, il y a eu plusieurs versions concernant une possible interpellation. Avez-vous personnellement été arrêté ?

Wallerand de Saint-Just : Non, moi, je n’ai pas été interpellé avec les autres. Les policiers n’ont pas voulu de moi dans le « panier à salade ». Pourtant j’ai demandé à être emmené avec les autres par solidarité mais on m’a dit de « dégager ». On a d’abord été poussés des Champs-Elysées jusqu’à la rue de Balzac. De là, on a entendu les huées au loin mais qui ne venaient pas de nous. J’ai vu le président de la République passer en un éclair et c’est tout.

Paris Dépêches : Pour vous, aucun sympathisant FN n’a hué le président ce jour-là ?

Wallerand de Saint-Just : Ecoutez-moi, je ne parle pas pour moi, je réponds aux questions et je vous dis la vérité. J’ai vu ce que disent certains journaux mais j’affirme que nous n’étions absolument pas là pour huer le président. Nous venons tous les ans aux commémorations du 11 novembre, et même à toutes les autres fêtes patriotiques, et nous n’avons jamais fait ce genre de choses. Ce n’est ni le lieu, ni le moment.

Paris Dépêches : Marine Le Pen a condamné les sifflets. Êtes-vous d’accord ?

Wallerand de Saint-Just : Nous condamnons formellement ce genre d’agissements. Ceux qui ont fait ça sont des débiles mentaux ou des provocateurs. En plus, cela nuit au mouvement des Bonnets rouges. Et puis, on ne va pas faire de la paranoïa mais franchement on avait l’impression qu’ils étaient poussés par la police pour salir les vrais mouvements de contestation.

Paris Dépêches : N’avez-vous pas peur que cette histoire nuise à votre candidature à Paris ?

Wallerand de Saint-Just : Non, je sais que personne n’a vraiment cru que le FN aurait profité d’un évènement patriotique pour huer le président. En revanche, Manuel Valls a voulu me nuire en m’arrêtant. Je suis avocat depuis près de 40 ans et les magistrats me disent toujours « Arrêté = coupable ». Mais là, personne n’est dupe. Valls n’est qu’un manipulateur et un menteur.

Paris Dépêches : Concernant votre candidature justement, quels sont les thèmes sur lesquels vous voulez insister dans votre programme ?

Wallerand de Saint-Just : Je parlerai des soucis qui animent aujourd’hui les Parisiens. C’est-à-dire le logement, la sécurité et les transports. Mais le chapeau de tout cela, c’est la fiscalité. NKM a sorti un catalogue de la Redoute avec aucun chiffre. A ce rythme là, Paris va couler économiquement comme la Redoute, d’ailleurs. Moi je partirai de la fiscalité. Je la diminuerai et après je ferai des propositions en fonction du budget disponible. Et il faudra aussi réduire les dépenses. Delanoë  n’a pas augmenté les impôts mais il emprunte et fait donc augmenter le capital de la dette. A agir comme ça, la hausse des impôts ne vient qu’après, pour rembourser. Avec moi, ce sera fini. Ma clé de voûte pour Paris, c’est la rigueur et la sobriété fiscale.

Source: ParisDepeches.fr