Edouard Cavin FN 21

Edouard Cavin, vous incarnez la génération « Baby Marine » ?

« Baby Marine » pourquoi pas. « Génération Marion » en tout cas. A un mois près, j’ai le même âge que Marion Maréchal-Le Pen. J’incarne cette nouvelle génération qui a envie de faire bouger les choses pour tenter de régler les problèmes qui nous bouchent l’horizon.

Vous pensez à quoi en particulier ?

A trois thèmes majeurs : l’asphyxie fiscale, l’immigration de masse, l’insécurité. Sur ce dernier point, trouvez-vous normal, comme l’indique un sondage, que plus de 40 % des Français n’osent plus prendre les transports en commun après 21 heures ?

Là, vous évoquez des thématiques nationales. Sur quoi allez-vous axer votre campagne à Dijon ?

Nous allons bien sûr décliner ces trois thèmes à Dijon. Et nous insisterons aussi sur la circulation rendue très difficile depuis la mise en route du tram. Je ne suis pas opposé au tram en tant que tel mais je veux évoquer son coût qui va peser sur les contribuables de Dijon et du Grand Dijon pendant de longues années pour une utilisation qui va échapper à bon nombre d’entre eux.

Par ailleurs, il n’y a pas assez de places de stationnement. Il faut revoir un plan de circulation, un plan de bon sens, pour fluidifier le trafic. Et le commerce s’y retrouvera.

Vous parlez du commerce du centre ville ?

Oui, évidemment. Le commerce du centre ville, le petit commerce, est au plus mal. Le retour que me font les commerçants est catastrophique. Il y a de plus en plus de vitrines vides avec pour seule décoration des panneaux « A vendre » ou « A louer ». Le passage Darcy est un des pires exemples.

Les constats, c’est une chose. Qu’est-ce que vous proposez concrètement pour améliorer le commerce du centre ville ?

Les impôts locaux sont beaucoup trop élevés. Chaque commerçant qui prendrait l’engagement d’une embauche verrait ses impôts baisser. C’est une idée sur laquelle nous travaillons et qui pourrait attirer de nouveaux commerces, voire même des entreprises dans les parcs d’activités où la fiscalité est aussi énorme. De la même façon, il faut s’attaquer à cette hausse fiscale qui n’a pas cessé de progresser depuis 2001 pour les particuliers. Quand on sait qu’il y a plus de 4 000 salariés à la Ville de Dijon, on se dit qu’il doit bien y avoir des économies de postes à faire.

Tête de liste à 24 ans, est-ce bien sérieux ?

Et pourquoi pas ? Il y a des gens brillants à 20 ans comme à 70 ans. Est-ce que la compétence doit obligatoirement se juger sur la date de naissance ? C’est aussi la volonté d’inscrire de nouvelles têtes, d’insuffler de nouvelles énergies à la tête de notre parti mais aussi de montrer l’exemple aux autres formations politiques. Je pense notamment à l’UMP et au PS où l’on voit les mêmes têtes depuis des années. C’est la volonté de Marine Le Pen. Les jeunes, il ne faut pas seulement les inciter à voter, il faut aussi les impliquer.

De l’expérience, vous prétendez en avoir ?

Depuis mon adolescence, je baigne dans l’ambiance frontiste. Je le dois à mon père. Sa maladie, puis son décès récent, nous ont obligés, avec mes deux frères, à reprendre l’entreprise familiale.

Qu’est ce que vous répondez à ceux qui disent que le portrait de Marine Le Pen aux côtés des candidats aux municipales suffira à attirer des voix ?

Cela va aider, c’est évident. Maintenant, c’est Edouard Cavin qui se présente. C’est pourquoi j’ai souhaité me lancer tôt dans la campagne, le 17 juillet dernier, pour me faire connaître, d’abord, puis prendre le temps d’expliquer le contenu de notre programme.

Les listes seront composées de 59 noms. La vôtre est-elle déjà constituée ?

Elle est quasiment bouclée.

Quand la présenterez-vous aux Dijonnais ?

Je vais procéder par étape. Rapidement, je présenterai les dix premiers de la liste. Et je continuerai ainsi jusqu’à la date de dépôt des candidatures.

En 2001, votre père, Charles Cavin, avait obtenu 5,70 % des suffrages au 1er tour. En 2008, le Front national était absent du scrutin. Quel score espérez-vous obtenir en mars prochain ?

Quand on monte une liste, c’est pour gagner… Mon père avait effectivement réalisé 5,70 % mais il ne faut pas oublier qu’il y avait une liste MNR qui avait obtenu environ 3 %. Le contexte national va peser sur les élections municipales. Il faut que les Dijonnais ouvrent les yeux. Marine le Pen a obtenu 13,40 % en avril 2012 à Dijon. On espère faire mieux car les municipales de mars 2014 seront beaucoup plus politisées qu’elles n’ont été jusqu’alors.

Espérez-vous la présence de responsables nationaux frontistes pour vous soutenir à Dijon ?

Florian Philippot est venu. Marion Maréchal-Le Pen également. Il y en aura d’autres…

Par Jean-Louis Pierre le 28/11/2013