Marine meeting

La présidente du Front NationalMarine Le Pen, a affirmé ce soir sur France 5 que le gouvernement "n'a pas apaisé le climat du pays" après les différents mouvements de contestation cet automne, dont, notamment, les Bonnets Rouges. "Le gouvernement n'a pas apaisé le climat du pays car il ne répond pas aux préoccupations des Français", a-t-elle déclaré. Mais les Français vont s'en rappeler à eux aux municipales". 

"J'attends avec impatience de voir ce que feront les candidats PS et UMP quand le FN sera en tête à l'issue du premier tour, dans une triangulaire. J'attends de voir s'ils ne vont pas appeler à voter les uns pour les autres contrairement à ce qu'ils disent", a-t-elle ajouté.

Plus tôt dans l'émission, elle a assuré que le jeu était "ouvert pour le prochain congrès du Front National". Interrogée sur la possibilité d'avoir des concurrents face à elle lors de la prochaine élection du président du parti, Marine Le Pen a expliqué qu'elle était ouverte sur ce sujet. "Pourquoi pas avoir des concurrents, bien sûr", a-t-elle assuré. "Mais je ne peux pas obliger des gens à se présenter", a-t-elle ajouté.

"S'il était sincère, Montebourg quitterait le PS"

Elle a également expliqué qu'elle n'était pas partisane d'une "ouverture à gauche" si elle arrivait aux responsabilités en 2017. "Nicolas Sarkozy l'a faite, on a vu ce que ça a donné", a-t-elle ironisé. "Maintenant, il y a des patriotes à gauche, c'est vrai, notamment des économistes. Certains pourraient avoir des responsabilités dans un gouvernement du Rassemblement Bleu Marine, pourquoi pas", a-t-elle ajouté.

Interrogée sur le cas précis d'Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, Marine Le Pen a jugé que «s'il était vraiment sincère, il quitterait le PS». Pour vous rejoindre, lui demande-t-on ? "Pourquoi pas !", avance-t-elle en riant.

Le 15/12/2013