Hollande grimace 1

Lundi 9 décembre / Ayrault ou maquereau ?

En visite officielle en Chine, Jean-Marc Ayrault tente de jouer les VRP de luxe, oubliant que sa gestion économique de la France fait rire la planète entière. Le Premier ministre incite ainsi les entrepreneurs français à anticiper les besoins des consommateurs issus de pays en croissance, tels l’Inde, le Brésil ou la Chine, donc. Pour cela, il est selon lui essentiel de « vendre la marque France », quitte à produire hors des frontières nationales. Comme si la cession de pans entiers de notre économie à l’Emirat du Qatar n’était pas suffisamment destructrice…

Mardi 10 décembre / Copé,  simple flic

Analyser le parcours et les références des candidats frontistes aux prochaines élections municipales, telle serait la fonction d’une cellule internet récemment créée à l’UMP. Le but ? Traquer la moindre incohérence ou la plus petite erreur de jeunesse, la transformer au besoin en « dérapage » et s’en servir pour discréditer le FN : un genre de méthodes que l’on croyait réservé à la gauche… Jean-François Copé, qui voudrait séduire l’électorat FN au profit du parti qu’il préside, s’y prend décidemment très mal : le « râteau » est assuré !

Mercredi 11 décembre / Contrats aidés, l’écran de fumée

A ma gauche, la grande trouvaille de François Hollande pour abaisser le taux de chômage en France, les « emplois d’avenir » : 100.000 contrats subventionnés par l’Etat, au bénéfice de jeunes « éloignés de l’emploi en raison de leur défaut de formation ou de leur origine géographique », avec priorité aux habitants des zones urbaines sensibles… A ma droite, la réalité du marché du travail : 132.000 emplois détruits au cours de l’année passée dans le secteur privé.  Au final, un différentiel qui permet au président de la débâcle publique de parader sur le thème « la courbe du chômage s’inverse ». En 2014, fin de la création des emplois d’avenir oblige, Hollande devra trouver autre chose.

Jeudi 12 décembre / Grève de saison à la SNCF

C’est une coutume bien établie par les syndicats, chaque période de fêtes de fin d’année doit être marquée par une grève des cheminots. Ceci, quels que soient le gouvernement, les enjeux, la situation du pays ou celle de la SNCF. Comme les feuilles des arbres tombent à l’automne, la grève des trains tombe à 15 jours de Noël. Les spécialistes appellent cette stratégie la loi de l’emmerdement maximum : fatiguer et stresser les usagers ; faire perdre des commandes et des clients aux entreprises ; plonger les comptes de la SNCF dans le rouge. Tout cela pour obtenir une « prime de Noël » de fait, quand bien même on la dissimule sous une autre appellation.

Vendredi 13 décembre / La PAC patraque

Crime de lèse-libéralisme extrême : la France a versé trop de subventions à ses agriculteurs au titre de la Politique agricole commune. La Commission européenne – composée de technocrates dont pas un n’a été élu par le peuple – sévit donc et exige du gouvernement le remboursement de près de 160 millions d’euros. Une paille, en ces temps d’austérité, pour des agriculteurs déjà écrasés par la réglementation ubuesque de l’UE. Dans leur grande clairvoyance, les commissaires européens sanctionnent une quinzaine de pays pour le même motif, dont… la Grèce ! Comme les paysans français, les bergers hellènes seront décidemment tondus à blanc.

Samedi 14 décembre / Les ayatollahs de l’immigration

Cynisme, hystérie idéologique, incompétence ? Les hypothèses se bousculent à la lecture des préconisations d’un rapport sur l’intégration commandé par Jean-Marc Ayrault. 250 « experts » – principalement  issus des milieux associatifs ou militants de gauche – ont planché : terminée, l’intégration ! Il faut désormais « faire France en reconnaissant la richesse des identités multiples ». L’interdiction du voile à l’école doit être levée ; le délit de « harcèlement racial » doit être reconnu (alors que les races n’existent pas…) ; l’obligation de « non désignation » – ne pas donner le nom, la couleur de peau ou les origines de quelqu’un – doit s’imposer aux médias ; l’enseignement de l’arabe doit être valorisé « au même titre que les autres langues » ; l’ouverture des droits aux prestations sociales doit devenir quasi automatique, etc.  Le premier ministre salue « la grande qualité » de ces travaux. François Hollande, lui, tente de circonscrire l’incendie en affirmant « ce n’est pas du tout la position du gouvernement ». Vraiment ?

Dimanche 15 décembre / Les – très – chers musulmans parisiens

L’Institut des cultures d’Islam (ICI) ouvre ses portes dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Avec une capacité d’accueil de 2000 personnes, sa raison d’être officielle est de mettre fin aux prières de rues dans la capitale. Un pieux (!) mensonge, lorsque l’on sait – le recteur de la Grande mosquée de Paris lui-même l’affirme – que de nombreuses mosquées de quartiers sont désertées. Officiellement toujours, les pouvoirs publics ne peuvent subventionner les lieux de culte : qu’à cela ne tienne, un espace « culturel » a été intégré aux bâtiments, ce qui a permis à l’ICI de bénéficier de 22 millions d’euros de subvention pour la construction, auxquels s’ajoutent 700.000 euros annuels pour les frais de fonctionnement. Le terrain et les locaux cultuels ont quant à eux été cédés par la mairie de Paris pour un prix au mètre carré inférieur de plus de 50 % aux tarifs habituellement pratiqués dans l’arrondissement (3000 €, contre 7500 € en moyenne). Pour son ouverture, la mosquée aura donc coûté la bagatelle de 11350 € par fidèle accueilli…

Par François Vial le 17/12/2013