Marine LCI Métro 14

Communiqué de presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National du 11/01/2013

Le rapport d’étape du BEA-TT sur le tragique déraillement d’un train Intercités à Brétigny-sur-Orge le 12 juillet dernier, qui avait causé la mort de 7 personnes et blessé 32 autres, pointe une double responsabilité qu’il faut interroger avec rigueur :

- Tout d’abord celle de Monsieur Pepy, président de la SNCF depuis 2008, qui par ses choix de management semble avoir trop largement délaissé les questions de sécurité au bénéfice d’une politique centrée sur la communication et la libéralisation du rail voulue par l’Union européenne. Le rapport souligne en effet plusieurs dysfonctionnements dans le processus d’entretien des voies ferrées, dont est responsable in fine le président de la SNCF.

Dans ces conditions, et vu la gravité de l’accident, la démission de Guillaume Pepy de son poste actuel est nécessaire. L’augmentation générale des violences dans les trains et l’explosion des tarifs de la SNCF en quelques années ne permettent pas à Monsieur Pepy de redorer d’une quelconque façon son blason.

- Plus structurellement, s’interrogeant sur « la fiabilité des tournées de surveillance » ou « la qualité du montage et de la maintenance des assemblages boulonnés » (page 63), le rapport du BEA-TT confirme les effets potentiellement dramatiques du désengagement de l’Etat et de la SNCF des grandes infrastructures de service public.

Cette politique de désengagement et de désinvestissement de l’Etat dans le service public, qui s’est par exemple traduite par la suppression entre 2000 et 2010 de 10 000 postes à SNCF Infra, filiale chargée des travaux de maintenance, a nécessairement des effets sur la sécurité des voyageurs et des personnels.

Elle a été menée aussi bien par les gouvernements de gauche que de droite parce qu’il fallait comme d’habitude obéir aux injonctions d’une Union européenne occupée à liquider le service public à la française.

Le plan Vigirail récemment annoncé ne corrige qu’à la marge cette carence majeure.

L’Etat stratège doit cesser de se désinvestir du service public du rail. Il doit assurer l’égalité entre les Français, la modération des tarifs, la qualité du service et bien évidemment sa parfaite sécurité, n’en déplaise aux technocrates de l’Union européenne.