Briois conférence

Editorial de Steeve Briois, Secrétaire général du Front National du 10/01/2014

L’affaire Dieudonné est un scandale à double titre : au premier titre parce qu’elle constitue une violation de l’esprit français en matière de liberté d’expression. Quel que soit le jugement qu’on porte sur l’humoriste, il faut admettre une fois de plus que les voltairiens auto-proclamés ne sont jamais que des Saint-Just de pacotilles.

Une fois l’émotion suscitée par l’annulation du spectacle dans le pays des droits de l’Homme et de la défense des libertés publiques et fondamentales, il reste la deuxième partie du scandale : les moyens et les efforts déployés pour censurer Dieudonné, on aimerait décidément les voir utilisés pour les prérogatives réelles du ministre de l’Intérieur : la défense de la sécurité des Français, du territoire national et de la bonne tenue des élections.

Il est martelé par tous les éditorialistes et journalistes que la décision rendue par le Conseil d’Etat hier est une victoire politique et personnelle de Valls : c’est faux. Nos compatriotes ont été hallucinés de voir qu’ils n’ont pas droit au quart de l’attention que porte Manuel Valls à Dieudonné et ils sont autant attachés à la liberté qu’à la sauvegarde de leur intégrité physique et matérielle.

Interdire Dieudonné n’était pas plus urgent que de subvenir aux besoins des Français et de les protéger des maux dont ils sont les victimes : les violences physiques ou morales, l’explosion des cambriolages, des vols à mains armées, les trafics de drogue, les règlements de compte en Seine-Saint-Denis ou à Marseille, l’immigration de masse…Tout cela fait bien plus de mal que n’en fera jamais un simple humoriste.

Valls a fait le mauvais choix et a mal hiérarchisé les priorités : c’est une chose que les Français ne pardonnent pas. Elle est là, sa défaite.