Hollande grimaces tv

Lundi 6 janvier / Taubira se défile

Christiane Taubira est régulièrement présentée dans la presse et par ses collègues socialistes comme une femme au caractère bien trempé, qui ne recule devant rien ni personne. Voire… Il semblerait en fait que la ministre de la Justice choisisse ses adversaires et ne se risque à affronter que des seconds couteaux. Débattre avec Marine Le Pen ? La passionaria du mariage homosexuel s’y refuse, prétextant ne vouloir discuter qu’avec « des gens qui pensent ». Malgré l’arrogance de sa réponse, la députée de Guyane ne peut dissimuler la réalité : elle se dérobe devant un exercice démocratique dont elle ressortirait vraisemblablement étrillée.

Mardi 7 janvier / Leonarda ne renonce pas

L’affaire Leonarda restera un marqueur du quinquennat de François Hollande. Quoi qu’il entreprenne désormais, la pantalonnade de son intervention télévisée sur un sujet qui n’avait rien de « présidentiel » signe dans l’esprit de tous sa définitive incapacité à incarner la fonction présidentielle. Du côté de la jeune clandestine, on ne doute de rien et la famille Dibrani présente un énième recours contre son expulsion, tant la soupe est bonne en France ! Le préfet du Doubs refuse ce retour politiquement encombrant. Pour l’instant…

Mercredi 8 janvier / Les chômeurs le restent

A l’opposé des annonces gouvernementales de fin d’année, l’ensemble des institutions l’annoncent : la situation de l’emploi en France continuera à se dégrader en 2014. Foin des théories foireuses sur « l’inversion des courbes » fantasmée par François Hollande ! Avec un PIB au même niveau à la fin 2013 qu’en 2008 – au plus fort de la crise –, le retour d’une croissance solide, facteur de création d’emplois, reste un objectif inaccessible. Bien sûr, le gouvernement a d’ores et déjà prévu de reconduire l’opération d’enfumage en créant cette année 50.000 nouveaux emplois d’avenir, mais cette fuite en avant devra bien avoir une fin. Le plus tôt sera le mieux…

Jeudi 9 janvier / Dassault rigole

Mouillé – imbibé jusqu’à la moelle – dans une affaire de corruption d’électeurs à grande échelle, l’ancien maire UMP de Corbeil-Essonnes Serge Dassault est également sénateur. Une fonction qui lui permet aujourd’hui de bénéficier d’une immunité parlementaire bienvenue… Cette immunité aurait pu être levée par le bureau du Sénat, saisi d’une demande de la justice. « Aurait pu » seulement, car bien que majoritairement composé de socialistes, communistes et écologistes, le bureau a rejeté la requête. Mathématiquement, des élus de gauche ont donc contribué à « sauver » Serge Dassault. Dire que certains osent prétendre que l’UMPS existe…

Vendredi 10 janvier / Migaud s’agace

La France reste dans « une zone dangereuse », affirme Didier Migaud. Le Premier président de la Cour des comptes estime en effet que la réduction des dépenses publiques – clé de voute du redressement économique – est loin d’être suffisamment engagée. A juste titre, les magistrats de la rue Cambon regrettent que la Cour n’ait pas « été plus écoutée au cours des dernières années ». Le constat dressé par Didier Migaud est simple : la logique faisant porter l’essentiel de l’effort sur les contribuables, via les hausses d’impôts, a atteint ses limites à la fois en termes « d’efficacité » et de « consentement à l’impôt ». Une mise en garde contre le développement d’un ferment de révolte dans tout le pays ?

Samedi 11 janvier / Hollande se fait toper

Les Français connaissaient depuis 18 mois un François Hollande inapte à gérer les affaires du pays : incohérence, passivité, manœuvres grossières et maladresses en série constituaient sa marque de fabrique. Ils découvrent aujourd’hui que cette incapacité à tenir son rôle touche jusqu’à son comportement privé. Imagine-t-on l’un de ses prédécesseurs se coiffer d’un casque, enfourcher un scooter et, accompagné de gardes du corps (!), s’en aller conclure un 5 à 7 avec une maîtresse – en l’occurrence l’actrice Julie Gayet ? Les précédents hôtes de l’Elysée y mettaient au moins un peu de classe, et de discrétion. Hollande lui, semble décidé à abîmer jusqu’au bout l’image présidentielle.

Dimanche 12 janvier / Trierweiller est malade

Il est des retours de bâton douloureux… Après avoir séduit et pris à Ségolène Royal celui qui n’était alors que Premier secrétaire du Parti socialiste, Valérie Trierweiller connaît aujourd’hui la disgrâce d’être publiquement humiliée par la révélation de la liaison de François Hollande. Hospitalisée depuis, l’ancienne journaliste sera-t-elle officiellement remplacée par Julie Gayet ? Conservera-t-elle sa place ? Peu importe aux contribuables français : dans les deux cas, ce sont eux qui continueront à régler la note de près de 20.000 € que coûte chaque mois la Première concubine de France…

Par François Vial le 15/01/2014