Valls ministère de l'Intérieur

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls dénonce dans Le Journal du dimanche l'apparition d'un "Tea Party à la française" et appelle la "droite républicaine" à s'en "démarquer clairement". Une semaine après la mobilisation anti-gouvernementale baptisée "Jour de colère" et les débordements qui l'ont suivie, et alors que les partisans de la Manif pour tous sont appelés à manifester ce dimanche, Manuel Valls s'inquiète de voir la société "tourmentée par les forces sombres de la division". "La République a connu des moments difficiles, elle les a surmonté mais elle reste fragile."

Plus largement, le ministre évoque "une fronde des anti : anti-élites, anti-Etat, anti-impôts, anti-Parlement, anti-journalistes... Mais aussi et surtout des antisémites, des racistes, des homophobes... Tout simplement des anti-républicains". Il juge d'ailleurs le climat comparable avec celui des "années 1930". "C'est la France qui est visée dans son idéal", dit-il.

"Je demande aux républicains de droite de clarifier leur position"

Sur un plan plus politique, Manuel Valls estime que "nous assistons à la constitution d'un Tea Party à la française", du nom de l'aile ultra-conservatrice du Parti républicain aux Etats-Unis. "S'engouffrant dans la crise de projet et de leadership de la droite, et face au recentrage du Front National, une droite conservatrice et réactionnaire s'est libérées. Avec l'opposition au mariage pour tous, elle a décuplé ses forces. Elle occupe la rue car elle considère que la gauche au pouvoir n'est pas légitime", ajoute-t-il.

"Face à ce phénomène, la droite républicaine a donc une responsabilité : se démarquer clairement des mouvements qui n'acceptent pas la démocratie et les choix du Parlement", insiste-t-il. "Je demande aux républicains de droite de clarifier leur position" dit-il avant d'insister également : "Toute la gauche doit s'engager pour répondre aux provocations anti-républicaines."

Badinter indigné par "Jour de colère"

Dans le même temps, Robert Badinter tient des propos analogues et très forts. Dans Le Parisien, l'ancien garde des Sceaux et ex-sénateur PS aurait souhaité "une grande manifestation de protestation" contre le défilé "Jour de colère" de dimanche dernier. "C'est la première fois depuis la fin de l'Occupation que l'on entend hurler dans les rues de Paris 'dehors les Juifs'", souligne Robert Badinter. "Face à une telle provocation fasciste, à ces cris infâmes, j'aurais souhaité des réactions plus vives, des appels d'associations de défense des droits de l'homme et des partis républicains pour organiser une grande manifestation de protestation", ajoute-t-il.

Selon l'ancien ministre de la Justice, "il faut rappeler chaque fois que nécessaire que la République française ne peut pas tolérer ces cris, pas plus qu'elle ne saurait laisser passer des slogans 'Dehors les musulmans' ou 'Dehors les Arabes'".

Le 02/02/2014

Note BYR : Ben voyons, tu n'es pas d'accord avec la politique du gouvernement PS tu es un fasciste !