Affiche FN Bordeaux islamisation

Alors que le Front National appelle les bordelais à manifester le samedi 08 février contre le centre islamique de Bordeaux (dont le projet phare serait une mosquée de 3500 places confiée à la branche locale des frères musulmans), le Front de gauche organise la riposte.

Dirigé localement par Vincent Maurin , candidat aux prochaines municipales, ces derniers organisent le vendredi 07 février « une grande table ronde » de soutien à ce projet démesuré (selon de nombreux musulmans eux-mêmes).

Parmi les participants à ce colloque, on retrouve Laurence Laborde du syndicat Snuipp-FSU, le prêtre Georges Jousse, « délégué diocésain pour la rencontre avec l’islam », Tareq Oubrou, imam de Bordeaux à qui Juppé voudrait remettre les clefs de ce centre islamique, Jean-Claude Guicheney et Brigitte Durafour de la Ligue des droits de l’Homme, Frédéric Alfos (Président de l’Asti de Bordeaux), ainsi que quelques militants d’extrême-gauche comme Marie-Jeanne Mainhagu et Adrien Mazières Vaysse du NPA.

Si la participation d’un prêtre à un colloque organisé par un parti d’extrême-gauche risque de surprendre de nombreux catholiques bordelais, on peut souligner le caractère paradoxal de la laïcité invoqué par le Front de gauche, qui refusant la construction d’une église dans le quartier de Ginko, se lance à corps perdu dans le soutien à un projet qui ancrera durablement l’islamisme au cœur de Bordeaux.

Le 05/02/2014