Justice fronton

Montbéliard. Après l’aîné, le petit frère… Hier, les magistrats ont eu à statuer sur la demande de mise en liberté d’un jeune Roumain, 24 ans, mis en cause dans une affaire d’escroquerie en bande organisée et détenu depuis le 30 novembre 2012.

Il est le frère du quadragénaire, poursuivi pour les mêmes faits qui s’est vu refuser – par deux fois- sa sortie de détention (nos articles du 24 et du 31 janvier). Le dossier, qui implique quatre personnes de la fratrie, remonte à novembre 2012. À Étupes, le quatuor aurait tenté de pirater les pistes informatiques de cartes bancaires à un DAB (skimming). Certains sont aussi sous le coup d’un mandat d’arrêt européen.

Les prévenus auraient opéré, notamment en Allemagne, au sein d’un réseau organisé. L’affaire sera évoquée à l’audience du 27 février prochain. « Je m’oppose à une remise en liberté. Cette tentative d’escroquerie lui fait encourir une peine sévère. Il ne présente aucune garantie de représentation. Il est en capacité, par contre de prendre la fuite », expose le substitut du procureur, Tiffany Gamain. Valérie Chassard, conseil du Roumain, relativise sa participation : « Son rôle a été sans commune mesure avec celui de son frère. D’ailleurs, le mandat européen le concernant a été levé. Pourquoi prendrait-il la fuite avec un casier “néant “et avec un rôle si léger dans cette tentative d’escroquerie ? Il ne fait pas partie de cette bande, on tire des plans sur la comète », souligne l’avocate.

Le tribunal a prononcé le maintien en détention. Quant au grand frère, absent mais qui sollicitait sa mise en liberté (pour la troisième fois), les juges n’ont pas été plus compréhensifs. Ce fut encore « non ».

Le 07/02/2014