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34% des Français disent adhérer aux idées du Front national selon TNS Sofres. Un chiffre qui n'était que de 22% en 2011. L'image de Marine Le Pen recueille de plus en plus d'opinions favorables.

34% des Français disent adhèrer aux idées du FN. Ce chiffre est en constante hausse, selon le  baromètre d'image du FN réalisé par TNS Sofres pour Le Monde, France Info et  Canal+. A contrario, ils sont près de six sur dix (59%) à ne pas adhérer aux idées  du FN, selon cette étude, rendue publique mercredi et réalisée chaque année depuis 1984.

22% en 2011. Le niveau d'adhésion n'a cessé toutefois de croître ces dernières années.  Il était de 22% en 2011, lors de la prise de fonction de Marine Le Pen à la  tête du parti. Il a atteint 31% en 2012 et 32% en 2013. La part de personnes interrogées qui n'adhèrent "ni aux critiques ni aux  solutions de Marine Le Pen" reste prépondérante à 43% mais en recul de trois  points par rapport à 2013. Elles sont 14% (+2 points) à adhérer aux "critiques  et solutions" et 35% (=) à souscrire seulement aux critiques formulées par Mme  Le Pen mais pas à ses solutions.

Pour 56% des sondés, Marine Le Pen comprend les problèmes quotidiens des Français. L'image de la présidente du FN recueille de plus en plus d'opinions favorables : 58% jugent qu'elle est "capable de rassembler au-delà de son camp" (+5), 56% qu'elle "comprend les problèmes quotidiens des Français" (+7) et 40%  qu'elle "a de nouvelles idées pour résoudre les problèmes de la France" (+5). Pour 46%, Mme Le Pen est "plutôt la représentante d'une droite patriote  attachée aux valeurs traditionnelles" (+2), contre 43% qui la rattachent à "une  extrême droite nationaliste et xénophobe".

Pour 54%, le FN reste un parti protestataire. Il pourrait participer au  contraire participer à un gouvernement pour 35% des personnes interrogées.

64% des sondés hostiles à la sortie de l'euro. Deux points clés du programme du FN sont cependant rejetés à une très large  majorité : la sortie de l'euro (64% y sont opposés contre 29%) et la préférence  nationale en matière d'emploi (72% la rejettent contre 24%).
 

Sondage réalisé du 30 janvier au 3 février auprès d'un échantillon  représentatif de 1.021 personnes interrogées en face à face, selon la méthode des quotas.

Le 12/02/2014