Gendarmerie stupéfiants

Saint-Claude. Après le cannabis et les armes dans un quartier de Saint-Claude, puis des gélules de méthadone saisies dans le secteur de Viry, c’est de l’héroïne qui a été retrouvée hier lors d’interpellations.

Depuis plusieurs mois, les enquêteurs de la brigade de recherches de Saint-Claude étaient sur la piste d’un trafic de stupéfiants. Hier matin, pas moins de 48 gendarmes ont interpellé huit personnes dans le cadre de cette enquête. En plus des forces de l’ordre du secteur, des renforts sont venus des PSIG (Pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) de Champagnole et de Lons-le-Saunier. Deux équipes cynophiles sont même venues de Valdahon, dans le Doubs, et les douanes ont également mis à disposition une troisième équipe cynophile.

Âgés de 25 à 35 ans

Car ce n’est pas dans un seul quartier que les interpellations ont eu lieu mais dans tout Saint-Claude. « Elles ont eu lieu dans le cadre d’une enquête préliminaire qui dure depuis quelques mois et qui est diligentée par la brigade de recherches de Saint-Claude », explique le capitaine Jean-François Barette.

Huit personnes âgées de 25 à 35 ans ont donc été placées en garde à vue. Du Subutex (produit de substitution à l’héroïne), une centaine de grammes de résine de cannabis et 27 grammes d’héroïne ont été saisis. Ainsi que 200 euros en liquide.

« L’héroïne, c’est moins fréquent d’en saisir que le cannabis, mais de là à dire que c’est rare… Ce qui est certain, c’est qu’on ne peut pas dire aujourd’hui que, à la suite de ces interpellations, nous avons éradiqué tout trafic de stupéfiants sur le secteur sanclaudien », reconnaît le capitaine Jean-François Barette. « C’est un travail de longue haleine. Mais quand on intervient dans les différents quartiers et que les gens nous remercient de mettre un terme à ce genre de trafic, c’est déjà une récompense pour nous. »

Dans le cadre d’une affaire de stupéfiants, les gardes à vue peuvent durer jusqu’à 96 heures. « C’est au parquet de décider mais il me semble peu vraisemblable que les huit gardes à vue soient prolongées. Ça en concernera peut-être deux. » Ensuite, les stupéfiants seront détruits en présence des mis en cause afin de lever tout doute sur leur destination. Quant aux personnes interpellées, elles devront se présenter dans quelques mois devant le tribunal.

Par Laetitia Courti le 19/02/2014

L'Est républicain