Marine et Christophe Boudot

C'est dans un Espace Tête d'Or comble que la présidente du Front National est venu donner un meeting de soutien à Christophe Boudot ce samedi après-midi.

L'occasion pour Marine le Pen de rappeler les envies de pouvoir de son parti, mais aussi de glisser quelques tacles bien sentis à Gérard Collomb.

En conférence de presse, avant le meeting, Christophe Boudot donna ses habituelles impressions sur le scrutin des municipales, sentant "une envie de FN, même dans les arrondissements de Lyon qui n'étaient pas favorables". Selon lui, il n'y a "aucune différence idéologique" entre Michel Havard, le candidat UMP "gadget" et le maire socialiste sortant.

Rapidement secondé par Marine Le Pen, Boudot fut qualifié de "candidat redoutable et remarquable", dans une ville "essentielle, une ville socialiste. Enfin je ne suis pas sûre, moqua Marine Le Penparce que je n'ai pas vu de logo ! On est socialiste au lendemain d'une victoire".

Rapidement, la présidente du parti règle son viseur sur "les roitelets, les sultans de province". "Il y a 100 fonctionnaires au cabinet de Gérard Collomb, on a dépassé le stade de la mégalomanie là, surtout en période de crise", se plaignit à nouveau Marine Le Pen, soucieuse de placer une dernière banderille à destination du maire sortant : "Faire des économies pour Gérard Collomb, c'est faire des économies sur sa clientèle. Donc sa solution, c'est soit de faire de l'endettement, soit d'augmenter les impôts. Il faut changer d'homme ! Les Lyonnais ont le choix entre le sultan Collomb, un ersatz d'opposition et Christophe Boudot, notre véritable opposition".

A trois semaines du premier tour des municipales, le FN compte plus que jamais jouer les troubles-fêtes. "Les résultats du FN seront la véritable information le soir du 23 mars", a prévenu Marine Le Pen.

Le 01/03/2014