Gendarmerie VL

Un gendarme dijonnais, qui effectuait une mission en civil dans un quartier sensible de Laxou, près de Nancy, a été gravement blessé après avoir été roué de coups à la suite d’un accident mortel.

Un sous-officier du GOS (groupe d’observation et de surveillance, spécialisé dans les filatures, les planques, les poses de balises, caméras et autres “mouchards”) de Dijon, âgé d’une quarantaine d’années, a été grièvement blessé, mardi, à Laxou, dans la banlieue de Nancy, lorsqu’un groupe de jeunes s’en est pris à lui après un accident mortel.

La scène s’est déroulée vers 19 heures, dans le quartier très sensible des Provinces, classé zone de sécurité prioritaire. Le gendarme dijonnais, qui travaillait en civil et conduisait une voiture de la gendarmerie banalisée, était en mission lorsque s’est produit le drame. Le procureur de la République de Nancy, Thomas Pison, a expliqué hier au cours d’une conférence de presse que le véhicule de gendarmerie avait été percuté par une moto de cross de 450 cm³, non homologuée, sans phares, sans rétroviseurs et sans plaque d’immatriculation, au guidon de laquelle se trouvait un jeune homme de 22 ans. Le motard effectuait un “wheeling” (une roue arrière) « à grande vitesse » selon le procureur, et aurait été déséquilibré lorsque son engin est passé sur un ralentisseur, avant de heurter la voiture. Il a été tué sur le coup. Mais au moment où le gendarme en civil est sorti de son véhicule pour tenter de lui porter secours, un groupe de plusieurs dizaines de jeunes gens, qui s’était formé à la vue de l’accident, s’en est directement pris à lui.

Le gendarme a tenté une première fois de s’enfuir avant d’être rattrapé par ses agresseurs, et il a été roué de coups. « Il n’a eu droit à sa survie qu’en parvenant à fuir à pied, avant d’être récupéré par ses deux collègues gendarmes de Dijon, présents non loin des lieux dans le cadre de leur enquête », a précisé M. Pison.

Gravement blessé à la tête (il souffrirait de plusieurs fractures), le gendarme dijonnais a été évacué vers le centre hospitalier universitaire de Nancy, où il se trouvait toujours hier soir. Le procureur de la République a précisé que ses jours n’étaient pas en danger.

Deux enquêtes devraient être ouvertes parallèlement : l’une pour déterminer les causes exactes de l’accident mortel, l’autre pour retrouver les membres du groupe qui a agressé le gendarme dijonnais.

Par Gilles Dupont le 06/03/2014

Note BYR : "un groupe de jeunes" ? non, un groupe de dangereux individus...