CH Louis Pasteur de Dole

Pour Dole et ses environs, l’heure est grave. La direction de l’hôpital Louis-Pasteur avait annoncé la fermeture du service de réanimation au 1er juin.

Elle vient d’être avancée au 1er avril. Cette réorganisation s’inscrit dans la loi Bachelot mise en place en 2008. L’Agence régionale de la santé (ARS) est en charge de cette réorganisation depuis 2010. À l’hôpital de Dole, cela se traduisait déjà par une baisse du personnel et du nombre de lits. L’ARS vient de décider qu’à cela s’ajouterait la fermeture des lits de réanimation de l’hôpital, ainsi que le déménagement du bloc opératoire de l’hôpital public vers la polyclinique du Parc. Ce déménagement devrait durer le temps des travaux à l’hôpital. Mais la CGT craint qu’il n’y ait aucune réouverture par la suite et que les urgences restent à la clinique. « Un hôpital sans service d’urgences risque de devenir uniquement une « plate-forme de tri » des patients vers d’autres hôpitaux », conclut la CGT. Des représentants de la santé ne manquent pas de noter qu’aujourd’hui les CHU de Besançon et de Dijon sont déjà engorgés par la population environnante. L’hôpital de Dole concerne pas moins de 90 000 habitants. Beaucoup de situations nécessitent une prise en charge rapide, tels que les AVC. Le service de réanimation est aussi nécessaire pour faire face à des effets secondaires ou pour la maternité.

Quelque chose de spectaculaire

La CGT a donc commencé à mobiliser les forces en présence. Une pétition est déjà mise en place contre la fermeture de la réanimation. Les représentants du syndicat ont précisé que plus de 1 000 signatures avaient été récoltées en quelques heures. Certains ont proposé de bloquer l’ARS avec des camions, ou encore de faire abroger la loi Bachelot. Mais ils sont tous d’accord sur le fait qu’une grande mobilisation est nécessaire pour faire évoluer la situation positivement. Il faut faire quelque chose de « spectaculaire, qui réveille les gens », s’exclame une représentante du domaine de la santé. Suite à une réunion, un collectif a été créé. Il rassemble d’ores et déjà la CGT, Europe Écologie les Verts, le mouvement ATTAC, le Nouveau parti anticapitaliste, le Front de gauche et le Parti socialiste. Ce « collectif de défense de l’hôpital public de Dole » appelle la population à se rassembler lors des prochaines manifestations prévues les 8 et 18 mars.

Période électorale oblige, l’hôpital a fait part de son droit de réserve.

Par Elodie Horn le 06/03/2014

Le Progrès

Note BYR : je l'ai déjà dit dans un texte il y a quelques jours, les défenses des services de santé, tel le CH Louis Pasteur et en priorité ses services des urgences et de réanimation, son fondamentaux. Mais, apparemment, il faut être de gôche (la présence du PS à ce titre est plutôt étonnant), d'extrême-gauche ou encore un écologauchiste pour penser cela. Les autres n'ont donc pas le droit de s'offusquer de cette destruction de nos services publics...