Bus Dole Mesnils

Situation ubuesque à Dole. Umar Dar, 37 ans, son épouse Tehseen Mushtaq, 33 ans, arrivés en France en 2012 en provenance du Pakistan avec leurs trois enfants (le dernier étant né ici) et la mère du père de famille sont logés aux Mesnils-Pasteur dans un appartement géré par l'association Le Saint-Jean à la demande du Centre d’accueil des demandeurs d’asiles (CADA) de Dole, à l'image de nombreuses autres familles au parcours similaires.

Le Progrès précise 

"La première demande d’asile par la famille auprès de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a été rejetée le 11 décembre 2012. Une décision qui a été confirmée par la Cour nationale de droit d’asile le 18 juin 2013. Le 5 décembre 2013, le couple a déposé un deuxième recours auprès de la commission de la Cour et est en attente de sa décision. Ils demandent le statut de réfugiés, ce qui leur permettrait d’obtenir un titre de séjour.

À cette situation précaire s’ajoute une nouvelle source d’inquiétude : le logement. En effet le 31 janvier dernier la famille a reçu un courrier de l’association du Saint-Jean , lui demandant de quitter les lieux au 4 février. Ils ont réussi à obtenir un délai, mais ces derniers jours, la « pression est de plus en plus forte », s’inquiète Umar. « On me menace de faire venir la police, ou encore de venir changer les serrures de l’appartement. Je demande que la pression baisse un peu, je ne dors pas à la maison les bras croisés, j’essaie de trouver des solutions, des pistes d’emploi. »"

On comprend aisément que la famille ne veuille pas quitter le logement quelle occupe aux Mesnils-Pasteur pour se retrouver dans une chambre d'hôtel à quelques kilomètres de là.

Ce que l'on comprend beaucoup moins c'est le laps de temps qui peut s'écouler entre le dépôt d'une demande d'asile et la décision finale et sans possibilité de recours de la CNDA. Humainement, ce n'est guère tenable à moins d'être un roublard, menteur et falsificateur à l'image du père de Léonarda, souvenez-vous, la jeune kosovare qui donne des leçons de politique au président Hollande.

Plus généralement-et le cas dolois en est anecdotique- cela démontre avec clarté que nous vivons désormais dans une société où le laxisme est roi.

Il suffit de le constater en lisant les journaux : cinq clandestins arrivent en France, ils seront logés, blanchis et nourris par le contribuable durant au moins trois ans, le temps que la CNDA ne puisse décider de leur sort. 

Vous, essayez un peu de payer votre loyer ou votre mensualité de prêt en retard, vous allez voir si vous pouvez faire appel longtemps?

Evidemment ces clandestins -qui ont répondus à l'appel de l'Eldorado européen- ne sont pas à mettre en cause mais c'est bien tout le système qui les entoure qui rend la situation plus que difficile pour eux et incompréhensible pour les citoyens Français... notamment ceux qui font la queue au Pôle emploi.

GS