Gendarmes hiver

Sampans serait-elle une des communes  d'un nouvel Eldorado de la criminalité ?

Toujours est-il que les habitants de ce gros village à quelques kilomèrtres de Dole sur la route de Dijon, ont été réveillés lundi soir par la détonation d'un coup de feu et un riverain à même vu un individu se réfugier chez lui. Il a appelé la police.  L'homme blessé à la tête par de multiples coups reçus (le coup de feu semble être une "intimidation"), a préféré signer une décharge à l'hôpital de Dole et a quitté les lieux sans repasser par la gendarmerie dont Sampans est sur sa zone de compétence. Le Progrès poursuit : 

"L’origine de cette altercation pourrait concerner « une opposition sur des intérêts commerciaux divergents et illégaux », précise une source proche de l’enquête. Comprenez un conflit lié à une vente ou achat de drogue.

Les affaires de stupéfiants s’enchaînent sur le secteur. En novembre, une opération antidrogue, menée par les policiers Dolois avec l’aide du Raid, avait permis de saisir une grosse quantité de drogue, des armes et de l’argent liquide et conduit à l’interpellation de deux Dolois. Une semaine plus tard, les policiers interpellaient un individu au comportement suspect devant le groupe scolaire Pointelin. L’homme les conduisait tout droit chez un trafiquant de Gray, en Haute-Saône. En février, les gendarmes avaient interpellé douze personnes pour trafic de stupéfiants dans le secteur de Rochefort-sur-Nenon. Leur enquête avait démontré que certains jeunes s’approvisionnaient à la sortie des lycées dolois. Les policiers, depuis, ont procédé à un certain nombre d’interpellations qui les ont amenés à remonter certains filons.

C’est dans cette conjoncture qu’est intervenue la bagarre devant le lycée Duhamel. Le 17 février, un lycéen avait été pris violemment à partie par plusieurs individus extérieurs à l’établissement scolaire. Placés en garde à vue puis jugés en comparution immédiate, les deux jeunes interpellés, âgés de 19 et 20 ans, avaient demandé un renvoi afin de préparer leur défense. Niant formellement les faits, ils avaient cependant été placés en détention provisoire. Leur demande de remise en liberté, qui a été examinée la semaine dernière par la juridiction jurassienne, a été rejetée. Les deux jeunes resteront en prison jusqu’au 20 mars, date de la prochaine audience.

Le proviseur du lycée Duhamel a tenu à rappeler que les faits s’étaient produits à l’extérieur de l’établissement. « Les raccourcis sont souvent vite faits et le lycée Duhamel est un établissement très calme, où beaucoup de jeunes, de tous horizons, se plaisent ».

Qu'en pensent les élus des communes du Grand Dole face à cette nouvelle donne qui affectte ou infecte la jeunesse de notre pays ?

GS