Gollnisch

Communiqué de Presse de Bruno Gollnisch, Député au Parlement Européen du 13/02/2014

Hier soir, M.  Franck Descours, tête de liste Front National-Rassemblement Bleu Marine aux élections municipales sur la commune de Saint-Chamond, effectuait pacifiquement, à bord d’une voiture qu’il conduisait, le collage de ses affiches officielles sur les panneaux électoraux qui lui ont été attribués. Son équipe a d’abord subi des attaques et tentatives d’intimidations de bandes, qui, au mépris de toute légalité, n’entendaient pas les laisser faire.

Evitant tout incident, ils ont continué dans la soirée jusqu’au moment où un véhicule leur a foncé dessus. Craignant une nouvelle attaque, ils ont encore une fois préféré éviter toute confrontation et ont tenté de quitter la zone, en se frayant un chemin entre les individus menaçants qui étaient sortis de leur véhicule et tentaient de leur bloquer le passage.

Il s’agissait en fait de policiers de la Brigade Anti-Criminalité en tenue civile, qu’absolument rien, ni dans leur apparence, ni dans leur voiture banalisée, ne distinguait d’éventuels agresseurs. L’un d’eux est allé jusqu’à briser la vitre de la voiture de M. Descours.

En fait, ces policiers camouflés étaient à la recherche de cambrioleurs qu’ils ont confondus avec M. Descours et ses accompagnateurs. Ces derniers, se croyant poursuivis par des voyous, ont appelé le commissariat de police, avant que la méprise ne soit révélée, et le gyrophare enfin allumé.

Cette méprise aurait du être réglée en une heure au Commissariat, et se conclure par les excuses des policiers, qui auraient été volontiers acceptées, compte-tenu du caractère difficile et périlleux de leurs missions.

Sauf que, sur instructions semble-t-il du Procureur de la République M. Jean-Michel Regnauld, qui a cru bon de communiquer immédiatement sur le sujet, M. Descours a été retenu, placé en garde à vue, sa garde à vue prolongée, le tout aux fins de renvoi devant le Tribunal Correctionnel sous l’inculpation mirobolante de tentative de violence en réunion avec arme par destination, « l’arme » en question n’étant autre que sa voiture, avec laquelle il a tenté d’échapper à ce qu’il avait toutes raisons de croire être une agression violente.

Cet acharnement est proprement scandaleux. Il constitue une tentative d’intimidation à l’égard d’un candidat à la Mairie parfaitement honorable, citoyen exemplaire, travailleur, qui n’a jamais fait l’objet de poursuites judiciaires et n’avait jamais eu affaire à ce jour aux services de police. A qui fera-t-on croire que, candidat à la Mairie, il aurait délibérément choisi de foncer sur des policiers ?

Cette affaire jette aussi un jour particulièrement amer et ironique sur les déclarations vertueuses de M. Regnauld, qui s’est targué, lors de son installation, de n’user de la garde à vue qu’avec parcimonie (sic). À l’égard des coupables ou des innocents ?...

Le Front National demande la libération immédiate et la cessation de toutes poursuites à l’égard de M. Franck Descours, afin qu’il puisse terminer librement sa campagne électorale. Il se réserve d’utiliser tous moyens de droit, et notamment la saisine de l’Inspection Générale de la Police Nationale. En cas d’audience judiciaire, il attire spécialement l’attention de tous les protagonistes de cette affaire, et notamment des fonctionnaires assermentés dont il connaît les difficultés, sur la nécessité pour eux de résister à toute pression d’où qu’elle vienne, et sur les dispositions du Code Pénal réprimant la dénonciation calomnieuse et le faux témoignage.