Poutine sur la Crimée

Après la victoire écrasante (96 %) des partisans du rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie, le président de la Fédération de Russie, Vladimir V. Poutine, a tenu un discours d’environ 45 minutes devant les deux chambres du Parlement. Un discours décapant qui a pointé à la fois la volonté de la Russie de maintenir de bonnes relations avec ses voisins, mais aussi avec ses partenaires internationaux, et qui a dénoncé l’hypocrisie des Occidentaux « qui ont franchi la ligne rouge » dans cette crise ukrainienne et qui se croient tout permis.

La Crimée, qui a toujours été russe depuis la fin du XIXe siècle, et dont les racines russes remontent dans l’Histoire, est une partie intégrante de la Russie. Alors que des extrémistes galiciens, qui ne sont ukrainiens que depuis l’annexion de la Galicie orientale par l’URSS en 1939 (rappelons que Bandera est né en Autriche-Hongrie), font tout pour diviser leur pays, manipulés par des réseaux euro-atlantistes belliqueux, Vladimir Poutine a tenu à rassurer les habitants de la nouvelle République qui entre dans la Fédération : il a garanti le respect des identités ukrainienne, russe et tatare dans la presqu’ile et a tenu à préciser que désormais en Crimée trois langues seront officielles : l’ukrainien, le russe et le tatar. Une attitude d’un très grand homme d’Etat qui tranche avec celle, minable, des putschistes de Kiev qui se sont empressés d’imposer des lois discriminantes et de remettre en cause l’existence des Russes et des russophones en Ukraine, par ressentiment haineux, revanchisme, bêtise et immaturité politique.

« En Crimée, tout rappelle notre histoire commune. Nous n’aurions pas pu abandonner la Crimée, sinon nous l’aurions trahie. La question de la Crimée est d’une importance vitale, historique, pour nous tous. Les relations avec l’Ukraine et le peuple frère ukrainien ont toujours été, restent et seront toujours de la plus haute importance pour nous, sans exagération. »

Refuser de le reconnaître ce retour de la Crimée au sein de sa mère patrie, c’est offenser à la fois la démocratie, c’est nier le droit des peuples de disposer d’eux-mêmes, et c’est insulter la Paix et l’Histoire. En refusant par avance de reconnaître le référendum, l’Union européenne et les Etats-Unis ont montré que la volonté des peuples n’est pas leur priorité, bien au contraire.

Le 19/03/2014