Chauprade

Communiqué d’Aymeric Chauprade, conseiller pour les questions internationales, tête de liste Front national/RBM aux élections européennes 2014, Ile de France et Français de l’étranger et Karim Ouchik conseiller à la culture et la Francophonie du 20/03/2014

Méprisée par l’UMPS, la Francophonie, culturelle politique mais aussi économique est pourtant une carte majeure dans le jeu de la France.

Espace culturel, politique et économique qui s’étend sur 5 continents et compte 77 Etats, soit 12% de la population mondiale (c’est-à-dire 12 fois le poids démographique de la France!), la Francophonie d’aujourd’hui est constituée, pour moitié, de pays qui n’ont jamais été colonisés, ni par la France ni par la Belgique. La richesse globale de l’ensemble francophone, bien sûr encore fortement concentrée sur les pays d’identité européenne et occidentale, pèse déjà 10% de la richesse mondiale et constitue un espace de croissance forte, de l’Europe de l’Est jusqu’en Afrique, en passant par l’Asie (voir L’espace économique francophone, Pour une francophonie intégrale, Chauprade, 1996).

Les Français sont de plus en plus nombreux à avoir compris que l’Union européenne, dans sa forme actuelle, est une idée du monde d’avant, une idée dépassée, celle des blocs de la Guerre froide. La multipolarité linguistique au contraire, comme les multipolarités géopolitique et monétaire, est une arme dans la mondialisation. Forte de la Francophonie, une France souveraine dans une Europe des nations, s’immiscerait dans toutes les aires culturelles, sur tous les continents. Elle ferait vivre sa mondialité tout en préservant son identité.

Défendre notre langue à l’international c’est aussi défendre, chez nous, les moins dotés face à une mondialisation aggressive. Car exiger, d’une personne de 50 ans, d’apprendre l’anglais pour continuer à avoir le droit à un emploi est un scandale silencieux, humiliant, triste que vivent pourtant nos compatriotes qui n’ont pas eu la chance de pouvoir faire beaucoup d’études. Sans compter les drames qui peuvent arriver parce que le « tout anglais » empêche les gens de comprendre des notices techniques (dans des hôpitaux par exemple).

En ce 20 mars, Marine Le Pen, très attachée au « français en partage » souhaite une bonne fête de la Francophonie à ceux qui, en France et par-delà nos frontières, oeuvrent à la Francophonie institutionnelle, comme à la défense de la langue française.