David Rachline Fréjus CRS

L'auteur ou les auteurs de cet article ne sont en rien membres du Front National, du Rassemblement Bleu Marine ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique -à ma connaissance- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici.

Boulevard Voltaire

Par Gabriel Robin le 01/04/2014

Le respect des « valeurs républicaines » et du « principe démocratique » sont dans l’ADN de la « gauche », du moins c’est ce que je m’entends répéter depuis tout petit.

J’y ai longtemps cru ; il faut dire qu’ils le martèlent perpétuellement, de la petite école à la faculté, en passant par leurs réseaux médiatiques. Naïvement, je m’imaginais que l’élection du candidat frontiste David Rachline, à Fréjus dans le Var, ne poserait pas de problèmes particuliers, que tout serait fait pour assurer une paisible prise de pouvoir.

Quelle ne fut donc pas ma surprise en voyant les images de violence à la télévision, au soir du scrutin, le dimanche 30 mars 2014. Une foule massive devant le local de campagne du nouveau maire était prête à en découdre, à peine retenue par les cordons de CRS. Qui a jeté de l’huile sur le feu ? Selon David Rachline, son adversaire socialiste Elsa Di Méo aurait sa part de responsabilité, en ayant joué sur les peurs des habitants du département.

Malek Boutih, député socialiste de l’Essonne, membre du bureau national du parti « sociétaliste » et ancien président de SOS Racisme, prévenait il y a un an dans l’émission « Mots croisés » du 7 mars 2013 : « Il y a une chose qui est claire : si jamais ils ont le pouvoir [le Front national], les règles du jeu vont changer. Et c’est pour cela que je vous ai dit que je n’étais pas près d’accepter cela. Moi je ne l’accepterai pas. » Il appelait clairement à une résistance violente, et il a été entendu.

Philippe Vardon, président de Nissa Rebela et candidat à la mairie de Nice, en a fait les frais hier soir ; alors qu’il était venu en visiteur à Fréjus assister à la victoire de David Rachline, il s’est fait agresser par un groupe de quatre individus qui l’ont attaqué avec un couteau et un démonte-pneu ! Aujourd’hui il se porte bien, mais ce climat de tension peut nous conduire à de terribles drames.

Si des militants Front national avaient violemment manifesté contre une mairie socialiste, nous aurions eu droit à une semaine d’émissions de rééducation de la jeunesse, peut-être même une spéciale des « Enfoirés » orchestrée par Jamel Debbouze et Gad Elmaleh en grands prêtres de l’antiracisme et du bien universel.

La République n’aime pas tous ses enfants de la même façon.

David Rachline s’est voulu rassurant et a réaffirmé l’ADN vraiment républicain de ce néo Front national : « Les Fréjussiens seront traités avec une équité parfaite, quelle que soit leur origine, leur religion, leur bord politique, leur condition sociale. » Il montre que les « valeurs de la République » ne sont pas l’apanage du PS.