Rochedy 2014

Le Front National de la Jeunesse lance, vendredi à Vienne (Autriche), une alliance des jeunes patriotes européens. Julien Rochedy, président du FNJ, explique le projet au Figaro.

Le Figaro.- Vous lancez vendredi à Vienne le YEAH (Young European Alliance for Hope). De quoi s'agit-il?

Julien Rochedy. - C'est une initiative commune puisque nous avons appris à bien nous connaître entre différents mouvements de jeunes patriotes depuis deux ans. Nous avons pensé qu'il serait bien de créer, au niveau des jeunes, l'équivalent de l'Alliance européenne des libertés. Ces structures existent déjà chez les socialistes, les libéraux et les écologistes. Désormais, après six mois de préparation, nous lançons ce projet dans le cadre des élections européennes et nous organiserons une réunion en France probablement le 1er mai lors du meeting dédié à ces élections.

Quels sont les membres du YEAH aujourd'hui?

Pour le moment, les quatre formations à l'origine du mouvement sont le Front National de la Jeunesse (environ 25.000 adhérents), le FPÖ autrichien représenté par Udo Landbauer, les Démocrates suédois avec Gustav Kasselstrand et les jeunes flamands du Vlaams Belang présidés par Tom van Grieken. La présidence tournante de cette association sera définie lors de l'Assemblée générale à Vienne, sachant que le siège du YEAH sera situé à Bruxelles.

Quels sont les objectifs de ce nouveau groupe?

Si nous le lançons au début de la campagne des européennes, c'est pour envisager des actions communes (communication, propagande…). Le FNJ, qui sera très impliqué dans la campagne, veut démontrer qu'il n'est pas le seul mouvement de jeunes patriotes en Europe. Ce groupe veut aussi montrer qu'il n'est pas du tout anti-européen mais contre l'organisation particulière qu'est l'Union européenne. Nous voulons incarner un mouvement de «vrais Européens».

Marine Le Pen créera un groupe parlementaire européen au lendemain des élections de mai. Le YEAH y sera-t-il associé?

Oui car nous sommes, de fait, liés à nos aînés. Si ce nouveau groupe parlementaire s'élargit comme prévu à neuf nationalités, cela nous permettra de rencontrer d'autres organisations jeunes en Europe.

Certaines alliances européennes du Front national avaient suscité des polémiques. Comment comptez-vous nouer les vôtres?

Nous souhaitons nous associer à des mouvements qui nous ressemblent le plus, éloignés de toutes formes d'extrémismes inutiles mais portés sur la défense de la liberté de leur nation et de leur souveraineté. D'ailleurs, ces mouvements qui prospèrent en Europe font tous aujourd'hui le même constat sur l'Union européenne.

Aymeric Chauprade, tête de liste FN/RBM aux européennes, y sera présent. Sa proximité avec l'Autriche explique-t-elle le choix du lieu pour officialiser la création de cette plateforme?

C'est moi qui lui ai demandé d'être le parrain de cette organisation en France. Il a accepté volontiers cela était d'autant plus facile pour lui qu'il vit à Vienne. Aymeric Chauprade porte l'idée d'une autre Europe depuis longtemps. C'est ce que nous voulons défendre.

Par Emmanuel Galiero le 03/04/2014