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Communiqué de Presse de Florian Philippot, Vice-président du Front National du 04/04/2014

En interdisant une nouvelle fois à la France de garantir financièrement ses grandes entreprises publiques, la Cour de Justice de l’Union européenne a donné raison ce jeudi à la Commission européenne qui voyait dans ces garanties une aide « illicite » et une entrave à la « libre concurrence ».

Cette décision qui arrive au terme d’une procédure enclenchée en 2010 contre La Poste, a déjà abouti à la transformation de cette entreprise en société anonyme. À présent, ce sont toutes les grandes sociétés du service public qui sont menacées, en particulier celles relevant du statut d’EPIC (Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial) telles que la SNCF ou la RATP.

Or, sans ce statut protecteur, et les garanties financières qui lui sont rattachées, ces entreprises ne pourront plus remplir convenablement leurs obligations de service public auprès des Français. La rentabilité à tout prix deviendra la règle ; elle ira de pair avec la libéralisation forcée des tous les secteurs et se traduira par une rupture de l’égalité entre les citoyens, la fin de la continuité territoriale (pour la Corse et l’Outre-mer) et la disparition pure et simple d’un certain nombre de services et des réductions tarifaires.

Bref, c’est l’ensemble du modèle français des services publics qui est menacé par l’Union européenne. Un modèle auquel légitimement les Français sont attachés et qui est indispensable, structurellement, au développement économique de notre pays.

La France doit défendre vigoureusement ses intérêts, faire appliquer ses propres lois et dénoncer l’intégralité des Traités européens qui organisent le démantèlement de nos services publics.