Iacub

L'auteur ou les auteurs de cet article ne sont en rien membres du Front National, du Rassemblement Bleu Marine ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique -à ma connaissance- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici.

Boulevard Voltaire

Par Jany Leroy le 16/04/2014

La déconfiture qui frappe le quotidien Libération pourrait-elle amener l’équipe de rédaction à commettre l’irréparable via un suicide collectif ? L’autocritique virulente de Marcela Iacub parue le 11 avril dans les colonnes du quotidien sous le titre « Presse de gauche, la débandade ! » sonne comme les derniers mots du désespéré durant les secondes qui précèdent le coup de feu.

Les signes avant-coureurs du désespoir en phase terminale semblent réunis dès la première ligne : « Ce qui est en train de tuer la presse de gauche… c’est le politiquement correct… » Éclair de lucidité inhabituel… Premier symptôme. La suite ne rassure en rien : « Les journalistes et les intellectuels qui s’expriment dans les journaux de gauche se sentent investis d’une fonction civilisatrice envers les masses. » Aïe aïe aïe… La grosse déprime se confirme.

Le spécialiste envoyé sur place tente de rassurer en affirmant que le mal n’est pas si grave, qu’ils ne sont pas des donneurs de leçons détenteurs du bien, du vrai et du beau… Ou alors à peine… Hélas, n’écoutant que sa dépression, l’auteur enchaîne « qu’il faut leur dire [aux masses] comment traiter sa femme, son compagnon, ses enfants, ses voisins, les immigrés, les Arabes, les juifs, les homosexuels, les harcelés, ceux qui sont discriminés pour de mauvaises raisons ».

Mais comment le rédacteur en chef a-t-il pu laisser écrire des choses pareilles ? Qu’on le fasse venir ! Il ne peut pas, il est alité. Zut. Pendant ce temps, la désespérée continue son mea culpa dévastateur :

« Et si les masses auxquelles ils s’adressent n’achètent plus cette presse-là, il faut dire que c’est la faute d’Internet, des tablettes, etc. Comme si le papier était le coupable et non pas ce qu’on y lit. »

Mais arrêtez-là ! Le moral de toute l’équipe est déjà au plus bas. Elle va nous les entraîner au fond du gouffre !

« Car l’une des fonctions primordiales de cette presse-là est de détruire soit par l’attaque directe soit par la mise sous silence ceux qui conçoivent les choses autrement. En faisant appel à la pire tradition de la gauche “révolutionnaire”, ces derniers sont vus comme des “dissidents” ou comme des “traîtres” qui doivent faire l’objet de “purges”. »

Rien ne peut plus l’arrêter. Réunis autour de la malheureuse, les journalistes sont en larmes. Oui, elle a raison, c’est vrai… Des hurlements de détresse retentissent ici et là… Le spécialiste éloigne les objets contondants, les boîtes de médicaments et les bidons d’essence… Dans un dernier souffle, elle murmure encore :

« La crise que vit aujourd’hui Libération est sans doute une magnifique occasion pour prendre au sérieux le message du public qui en a marre des prêtres, des instituteurs et des colons déguisés en journalistes. »

Et puis le coup de grâce :

« Ces journaux ne sont pas capables de remplir leur rôle dans un régime démocratique : celui de rendre possible le débat d’idées, entier et sans retenue.»

Une cellule d’assistance psychologique est sur place pour tenter de ramener l’équipe de Libération à ses fondamentaux… L’équipe soignante de Michael Schumacher est attendue dans la soirée.