Théâtre impérial Napoléon III

Communiqué de Karim Ouchikh, conseiller de Marine Le Pen à la Culture, à la Francophonie et à la Liberté d’expression Président exécutif du SIEL, Candidat aux européennes sur la liste Ile-de-France d’Aymeric Chauprade du 06/05/2014

La ministre de la Culture se trouve au coeur de l’actualité de ces derniers jours à l’occasion de deux affaires qui font de la France la risée du monde.

Restauré à grand frais, le musée Pablo Picasso devait rouvrir en juin, après cinq ans de travaux aujourd’hui achevés : de nombreux collectionneurs, directeurs de musées étrangers et touristes venant des cinq continents étaient attendus à l’hôtel Salé, qui abrite la plus importante collection au monde d’oeuvres du grand peintre. Le calendrier ne sera pas tenu. En cause : l’absence du recrutement des 40 gardiens pourtant prévus au budget de fonctionnement, le refus du ministère de renouveler le conseil d’administration du musée et les incertitudes qui pèsent sur le maintien à la tête de l’institution de sa directrice, Anne Baladassari. En dépit des interventions médiatisées du fils de l’artiste espagnol, Claude Picasso, le musée n’ouvrira finalement ses portes qu’à la mi-septembre. Le regard porté par l’héritier du maître sur cette mascarade n’est pas tendre : « J’ai l’impression que la France se fout de mon père, et aussi de ma tête ! »,

Après 150 ans de fermeture, la magnifique salle du théâtre impérial, construite par Napoléon III dans les murs du château de Fontainebleau, est accessible aux visiteurs depuis le 3 mai, après dix-huit mois de travaux financés par l’émirat d’Abu Dhabi à hauteur de 10 millions d’euros. Le généreux mécène a imposé à la France une contrepartie intéressée : rebaptiser la salle du théâtre impérial, qui portera désormais le nom de Théâtre Cheikh Khalifa Bin Zayed al-Nahyan. Tout un symbole ! Plutôt que de se contenter d’apposer discrètement une plaque remerciant le donateur, comme cela est d’usage, Aurélie Filippetti a préféré céder aux exigences humiliantes de l’émirat du Golfe, en mangeant au passage son chapeau : n’avait-elle pas ostensiblement regretté en effet, lors de la dernière campagne présidentielle, que le nom de Wendel soit inscrit sur les murs du musée Pompidou Metz !

Au fond, avec ces deux affaires pitoyables, qui accablent pareillement la gestion désinvolte d’Aurélie Filippetti, les Français sont en droit de se poser une question : y a-il un pilote dans l’avion, rue de Valois ? Avec un ministre qui attache aussi peu d’importance aux intérêts de la France, à l’image de notre pays comme à son rayonnement culturel, sans autrement parvenir en outre à préserver un budget en constante diminution, il est plus que permis d’en douter.