Marine Lille Européennes 2014

« La France n’est pas petite, ce sont ses dirigeants qui sont des nains ! »… Des bons mots, Marine Le Pen en a des tonnes dans sa besace. Et forcément, ils ont fait mouche devant les quelque 250 sympathisants rassemblés dans une salle du Vieux Lille, ce merdi soir.

La tête de liste Front national pour la circonscription Nord-Ouest s’est délectée d’une standing ovation, devant des médias finlandais et irlandais avides de découvrir ce parti que les sondages annoncent en tête du scrutin du dimanche 25 mai. Au moins le message a-t-il le mérite d’être clair : « Non à Bruxelles, oui à la France. » Un slogan répété à l’envi au fil de la campagne électorale, comme par exemple hier matin sur le marché d’Hénin-Beaumont, sur des terres conquises par le FN aux dernières municipales.

On ne sera pas surpris d’apprendre que Marine Le Pen considère l’Europe comme une «entité supranationale illégitime », un « cauchemar pour notre identité, pour notre monnaie, pour notre sécurité, pour notre souveraineté ». Dès lors, elle incite ses concitoyens à prendre leur revanche sur cette « oligarchie » qui les a « méprisés ». Le Front National, qui compte aujourd’hui trois eurodéputés (dont Mme Le Pen), en espère entre quinze et vingt. Quant à savoir si l’élue sortante s’oblige à recueillir le meilleur score FN de toutes les circonscriptions hexagonales : « Je ne suis pas dans une compétition avec nos propres candidats. On n’est pas l’UMP ! » Une chose est sûre, si son parti arrive en tête du scrutin, elle exige la dissolution de l’Assemblée nationale.

Objectif : un groupe

Interrogée avant le meeting, Marine Le Pen a également confirmé pratiquer un exercice… qu’elle reproche parfois aux autres formations politiques, entre négociations et discussions autour de futurs postes, en l’occurrence avec les autres partis eurosceptiques et europhobes de l’UE. La constitution d’un groupe est en ligne de mire, synonyme d’une voix plus audible et de moyens plus importants : « Je suis convaincue que nous en aurons un. Les discussions avancent. Mais rien ne peut être définitif avant le résultat des élections. » Mais comme toutes ces organisations ont parfois (elles aussi) du mal à s’entendre, Marine Le Pen propose une coprésidence.

« L’importance des futurs députés FN rend probable le fait que je sois l’un de ces deux présidents. »

Source : La Voix du Nord

Le 14/05/2014