TER SNCF gare Arc-et-Senans (25)

Communiqué de Presse de Ludovic de Danne, conseiller aux affaires européennes de Marine Le Pen du 22/05/2014

L’incroyable gabegie permettant la commande de TER non adaptés à certaines installations ferroviaires est en réalité une des conséquences des directives européennes qui ont poussé, via les différents « paquets ferroviaires » imposé par l’UE, à la séparation de la SNCF, entreprise intégrée assurant la construction, l’entretien et rénovation du réseau et son exploitation en deux entités indépendantes : RFF pour l’infrastructure (entretien du réseau -voies, installations techniques en gares dont les quais, rénovation et construction d’éventuelles nouvelles lignes) ET le groupe SNCF qui assure une exploitation commerciale voyageurs et fret dans un esprit de libéralisation extrême du rail.

Soumis aux européistes de Bruxelles, avec la complicité des élus européens UMPS, l’Etat a dû transposer à la fin des années 90, la directive européenne 91/440 (puis 2001/12/CE; 2001/13/CE; 2001/14/CE, etc.) exigeant une séparation comptable et technique entre la gestion du réseau ferré et la fourniture de services de transport.

Séparation qui a provoqué l’anarchie dans les infrastructures et une hausse des prix malgré toutes les promesses. De plus, faute de moyens, l’abandon de l’entretien et de la rénovation réguliers des lignes classiques a entraîné le délabrement du réseau mettant en cause la sécurité des transports, d’où le plan d’urgence de la remise à niveau des voies et des installations ces dernières années.

Évidemment, vu le contexte des élections européennes, le Gouvernement fait endosser aux présidents de RFF et de la SNCF, l’unique responsabilité de cette incroyable aberration technique et industrielle provoquant ce gaspillage scandaleux des fonds publics en plus de la ruine d’un réseau ferroviaire qui était parmi les plus performants de la planète avant cette ubuesque réforme.