Hollande Petard

Ainsi donc, Marine Le Pen , apparaît pour certains comme étant l'une des walkyries du jacobinisme le plus forcé tout cela parce qu'elle défend les départements... 

Sur le problème de la décentralisation, le Front National a toujours été très clair, contrairement à d'autres formations politiques qui sont passées d'un jacobinisme enfiévré à une acceptation totale du régionalisme -certe tiède mais régionalisme tout de même- au profit de grands oligarques locaux.  Même la Constitution a été bouleversée pour y accoler une petite phrase dans son premier article pour annoncer que désormais la France est "décentralisée".

Les départements créés lors des années qui suivirent la période révolutionnaire ont prouvés en plus de deux-cents années d'existence qu'ils étaient utiles et que leur "morphologie" étaient à taille humaine et donc pratique à chacun. Lors de leur création, les législateurs avaient pris comme règle de travail l'idée du trajet à cheval. Evidemment cette règle n'est plus vraiment au goût du jour, mais il n'en demeure pas moins que le département demeure , à mes yeux, et à ceux de ma formation politique, la meilleure strate administrative avec la commune.

En 1982, les socialistes au pouvoir ont donc décidé dans leur optique européenne de"faire" des régions jusque-là au contours économiques de réelles collectivités locales, auxquelles on y a ajouté depuis les intercommunalités, les métropoles, etc. Au point qu'en 2014, il n'y a pas un citoyen de ce pays qui est capable de dire qui s'occupe de telles choses ou quelles sont les compétences de telles collectivités, moi le premier !

Le redécoupage à la Hollande repose sur un concept assez étonnant puisque c'est  selon l'exécutif, le moyen de trouver des économies qui sont bien entendu nécessaires, mais qui pouvaient parfaitement être faites avec les collectivités telles que nous les connaissons. 

Et puis ce découpage laisse pantois pas mal d'observateurs du fait régional : Que va dire un habitant des bords de l'Atlantique en Somme à son camarade de région qui lui habite Langres en Haute-Marne ? On pourrait également se poser la question de savoir pourquoi un habitant de Jonzac en Charentes-Maritimes soit accolé à un autre de Dreux en Eur-et-Loir ou encore quel est la logique qui conduit le président de la République à penser qu'un nivernais de Decize est proche d'un belfortain...

Toute cette préparation soupatoire est de fait une injonction de l’Union européenne qui souhaite voir la formation de "super-régions" au détriment des Etats-Nation, sur le modèle allemand, avec sa longue liste de "petits gouverneurs" qui, comme à l'époque féodal, vont assurément tenter de se bâtir un royaume

Et puis va-t-on donner la parole au peuple qui se trouve être le premier concerné par ce changement- le seul, avec le mariage"pour tous" que François Hollande réussira peut-être- en organisant un référendum ? 

Que nenni ! Le Premier-ministre qui se trouvait hier matin sur BFM-TV a assez vite retoqué la question en expliquant que les Français répondraient  à "une autre question", mais il a rassuré le peuple : Il y aura débat au Sénat puis à l’Assemblée nationale". Chouette !

La "droite" UMPiste ou ce qu'il en reste va bien sûr faire semblant de protester avec vigueur face à cette découpe voltairienne (du nom de la promotion Voltaire de l'ENA dont est sorti François Hollande et nombre de ses ministres), le centre UDIstes et Modemistes va évidemment se sentir pousser des ailes, tandis que, comme bien souvent, seul le Front National assurera une réelle opposition à ce projet imbécile et destructeur.

Non aux "super-régions, Oui à une réforme respectueuse de la France !

GS