Proglio Rachida Khalil

Henri Proglio, le patron d'EDF, est, selon Le Point, soupçonné d'avoir «sponsorisé» l'activité de son épousel'humoriste Rachida Khalil, avec l'argent de son groupe. Le magazine assure ce dimanche que l'office anti-corruption créé à la suite de l'affaire Cahuzac, a été saisi de ce dossier pour «trafic d'influence».

Le magazine assure ce dimanche que l'office anti-corruption créé à la suite de l'affaire Cahuzac, a été saisi de ce dossier pour «trafic d'influence».

C'est Tracfin, le service de lutte contre le blanchiment, qui aurait d'abord été intrigué l'an dernier par des mouvements suspects sur les comptes de l'humoriste, signalés par plusieurs banques. Le parquet de Paris a ensuite été saisi. 

Selon Le Point, le salaire de Rachida Khalil serait officiellement de 1 800 euros, versé par l'une des sociétés qu'elle a créées. Mais, assure l'hebdomadaire, «les finances de la comédienne sont plus prospères. En un an, la jeune femme a perçu près de 1,8 million d'euros, dont environ 100 000 euros en liquide». Et le magazine de citer notamment un chèque suspect, de 20 000 euros, signé du prestataire d'EDF Atlantis Consulting.

La justice soupçonne Henri Proglio d'un échange de bons procédés avec cette PME. «D'un côté, Atlantis rémunère la compagne du patron d'EDF, de l'autre, elle signe un contrat de 131 000 euros avec l'entreprise publique», résume le magazine. Le Point précise que, interrogée sur ce sujet, l'humoriste avait expliqué l'an passé qu'«il s'agi(ssait) d'un contrat de sponsoring de la part d'une amie qu('elle) connait depuis vingt ans».

Par ailleurs, les instances de Bercy auraient repéré des mouvements d'argent transitant par la Suisse et le Luxembourg. Contacté par Le Point, Henri Proglio assure ne pas être au courant de l'enquête en cours.

Le 10/06/2014