Dibrani Reshat et Léonarda

Leonarda se trouve actuellement avec sa mère et trois de ses frères en Croatie, pays membre de l'Union européenne. Munis de passeports croates, les Dibrani pourraient revenir prochainement en France.

«Attention, j'arrive en France!». Resat Dibrani, le père de Leonarda, est encore plus déchaîné qu'à l'ordinaire.

 La lycéenne rom expulsée de France l'an dernier, explique-t-il au Figaro, se trouve actuellement, avec sa mère et trois de ses frères, en Croatie, pays membre de l'Union européenne. Munis de titres de voyages fournis par l'ambassade de Croatie à Pristina, Leonarda, sa mère Xhemila et trois de ses frères séjournent depuis jeudi chez le frère de Resat Dibrani, à Sisak, à 60 km au sud-est de Zagreb. «Lundi, ils auront les passeports, jubile le père. Et dans une semaine, quinze jours, on partira, toute la famille ensemble! Comme ça, ma femme - enceinte de huit mois et demi - accouchera à l'hôpital de Pontarlier, là où est née Medina (la fille cadette des Dibrani, Ndlr)».

Mme Dibrani et cinq de ses six enfants détenaient des passeports croates dont la validité avait expiré. De surcroît, selon l'AFP, Mme Dibrani possède un certificat de citoyenneté croate dit «domovnica» délivré le 17 janvier 1973 à Vinkovci (est de la Croatie), sous son nom de jeune fille, Braimi. Fin mai, la famille avait demandé à l'ambassade de Croatie au Kosovo de nouveaux passeports croates.

«On va leur montrer à Hollande et à Valls qui est le chef!»

Quant à Resat Dibrani, qui possède un passeport kosovar, il est encore à Mitrovica avec sa plus jeune fille Medina, 2 ans, et Maria, 17 ans, qui possède un passeport croate mais est restée s'occuper de sa petite sœur. La famille va désormais s'atteler à obtenir un passeport croate pour la plus jeune des Dibrani et, d'un autre côté, à légaliser le mariage entre Resat et Xhemila, ce qui permettrait au père de famille d'obtenir lui aussi le précieux document. «On ne change pas de nationalité: on est croates! Les enfants sont nés en Italie, s'égosille le père de Leonarda. On va leur montrer à Hollande et à Valls qui est le chef! On va leur dire en face! Ils ne me croyaient pas quand on disait qu'on était européens. Ils nous ont renvoyés au Kosovo comme des animaux, avec de faux papiers. Ah, le préfet du Doubs, il va être bien dans la merde!»

Et les Dibrani, poursuit le père, ne s'arrêteront pas là… «Il faut que toute l'Europe sache ce qu'a fait la France, tonne-t-il. Nous allons aller à la Cour de Strasbourg (la Cour européenne des droits de l'homme, Ndlr), pour demander des dommages et intérêts. La France, maintenant, on va la faire payer!»

Par Stéphane Kovacs le 04/07/2014

Note BYR : Au lieu de s'offusquer, on devrait peut-être remercier Resat Dibrani. En insultant clairement la France, il mets en évidence les incohérences et les folies de la politique d'immigration pratiquée depuis quarante ans par les différents pouvoirs UMPS qui se sont succédé. Les immigrés viennent clairement en France non pas pour chercher à travailler ou à élever leurs enfants de la meilleure façon qu'il soit et encore moins pour s'intégrer mais bien pour profiter clairement des aides multiples qu'ils vont y toucher et ce sans contrepartie. Pendant ce temps, les Français, eux, continuent de payer un peu plus leurs charges et leurs impôts...