Gendarmerie contrôle routier Bourgogne

Tribune libre de Philippe Cherin, président du groupe FN-RBM au conseil municipal de Chenôve (Côte d'Or) du 14/07/2014

A l’heure où un certain laxisme d’état est roi, où le manque de courage et de volonté politique règnent dans notre pays, la criminalité et les réseaux mafieux se développent et s’organisent. Bourgogne et Franche-Comté subissent aussi ce phénomène.

Les réseaux criminels et mafieux n’attendent pas, ils se déplacent et se développent à grande vitesse dans notre pays en zones rurales et périurbaines. En zones rurales le crime organisé se trouve maintenant « durablement implanté », en capacité de contrôler et de s’adapter à une partie du territoire. Les vols d’engins agricoles, de matériel et d’animaux dans les fermes se banalisent.

Je regrette que dans la lutte contre le crime organisé, les financements nécessaires permettant aux divers services de gendarmerie et de police, de mutualiser et d’augmenter les moyens et les effectifs ne soient toujours pas une priorité absolue, au profit de nos concitoyens. L’Europe sans frontière dans laquelle nous vivons, facilite aussi considérablement la libre circulation de la criminalité dans notre pays.

Ceci n’est qu’un extrait de larges passages du rapport de synthèse du service de renseignement criminel de la gendarmerie nationale, sur la criminalité organisée dans les zones rurales et périurbaines en 2013-2014.

Document rare, circonstancié de passages clés du dernier rapport des gendarmes sur les mafias qui doit nourrir la synthèse du Sirasco, « structure d’analyse sur le crime organisé intégrée au sein de la Direction centrale de la police judiciaire au ministère de l’Intérieur ». Le rapport de la maréchaussée décrit ouvertement l’expansion, en zone rurale, des groupes de l’Est et des Balkans en Bourgogne et en Franche-Comté.

«Les régions Bourgogne et Franche-Comté », eu égard à leur positionnement géographique frontalier et à la densité du réseau autoroutier, (arc autoroutier A40-A39-A36) subissent toujours l’influence d’associations criminelles issues des Balkans.

Dans nos deux régions, le crime organisé roumain se distingue par une présence permanente, de forte intensité. Les groupes criminels, la plupart du temps articulés autour de clans familiaux autonomes ou agissant pour le compte de donneurs d’ordre restés au pays, s’investissent dans des atteintes aux biens (vols à l’étalage, cambriolages de résidences et commerces, vols de fret, vols de métaux type câbles téléphoniques, pots catalytiques…) et, de manière plus marginale, dans des escroqueries au skimming. (Matériel qui permet de lire le code d’une carte bancaire dans un distributeur)

Sur ce dernier point, les investigations menées par la SR Besançon ont permis de démontrer que ces bandes criminelles, très structurées et organisées depuis la Roumanie, pouvaient se déplacer très facilement sur le territoire européen, en Turquie voire même en Amérique-du-Sud.

Il est à noter la présence sporadique de malfaiteurs originaires des pays de l’ex-Yougoslavie. Le phénomène des vols commis par de faux policiers d’origine bosniaque, déjà bien connu sur des autoroutes du sud de la France, se répand sensiblement sur l’autoroute A6 qui relie via Dijon, Lyon et Paris. De plus, sans qu’aucune organisation criminelle ne soit pour l’heure détectée, des mouvements importants de Kosovars, ayant le statut de réfugié au titre de l’aide médicale pour étrangers, sont observés en provenance de Suisse pour se rendre dans l’agglomération dijonnaise

Le 14/07/2014