Police PAF 1

Une vidéo montrant l'interpellation, mardi à Nancy, d'une famille arménienne en situation irrégulière déclenche la colère de plusieurs associations et du Parti socialiste. Souren Babayan, 29 ans, et son épouse Assya Babayan, 26 ans, en France depuis 2011, ont été interpellés à 6 h 30 au centre d'accueil de demandeurs d'asile de Nancy, ainsi que leurs filles de 7 ans et 7 mois. "Les policiers ont demandé au mari de les suivre librement en promettant de ne pas toucher au reste de la famille. Mais, après leur départ, une partie de l'escorte est restée sur place et a forcé la porte pour interpeller l'épouse et les enfants", a expliqué leur avocate, Me Brigitte Jeannot. Sur une vidéo filmée par un autre résident du centre d'accueil on distingue Assya Babayan qui pousse des hurlements et se débat lorsque les policiers la saisissent par les bras et les jambes.

Le Parti socialiste, qui s'est dit "stupéfait" de ces images vidéo, a indiqué dans un communiqué publié vendredi à Paris "s'interroger notamment sur les méthodes utilisées par les forces de l'ordre pour emmener de force une famille avec deux jeunes enfants". "Sans préjuger de la situation administrative de cette famille, on ne peut traiter de la sorte des personnes, en particulier lorsque leur seule faute est de n'avoir pas de titre de séjour", a ajouté le PS. Il a demandé "au gouvernement que toute la lumière soit faite sur cette affaire qui ne peut que choquer". L'Ordre de Malte France a, pour sa part, réclamé "le droit de se poser des questions sur les méthodes" des policiers. Le Réseau éducation sans frontière a dénoncé "des brutalités dégradantes" et "des gestes qui heurtent la conscience".

Après avoir été placée en rétention administrative à Metz, et deux courtes hospitalisations du père de famille qui souffrait notamment de crises d'épilepsie, la famille est arrivée en Arménie mercredi soir, a précisé son avocate. La reconduite à la frontière a été exécutée dans le cadre d'une obligation de quitter le territoire français, délivrée par la préfecture de Meurthe-et-Moselle le 8 août 2013 : "Elle aurait donc été caduque le 8 août 2014, trois jours après leur interpellation", a souligné Me Jeannot, qui a saisi en urgence le tribunal administratif de Nancy. Lors de l'audience, jeudi après-midi, le représentant de la préfecture de Meurthe-et-Moselle a déclaré que "les conditions de l'interpellation (étaient) celles que les intéressés ont bien voulu créer" et que "la force utilisée (avait) été strictement nécessaire (et) proportionnée". La décision a été mise en délibéré.

Le 08/08/2014

Note BYR : les cries d'orfraie des socialistes sont tellement incroyables que l'on a du mal à penser qu'ils sont véridiques. Comment croient-ils que l'on expulse des clandestins ? Avec des roses ? Evidemment qu'il y a des cris, des indignations, mais comme l'a précisé le représentant de l'Etat au tribunal "les conditions de l'interpellation (étaient) celles que les intéressés ont bien voulu créer"...