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Communiqué de Presse de Philippe Murer, Conseiller économique de Marine Le Pen du 14/08/2014

Après 4 ans de politique d’austérité subie par la France sous la houlette de Nicolas Sarkozy puis de François Hollande, le secrétaire général du PS, Christophe Cambadélis, fait enfin le constat d’échec de la politique imposée par Bruxelles et acceptée docilement par l’UMP puis le PS. La France et les Français ont souffert durement de cette politique, destructrice d’emplois, destructrice d’entreprises, destructrice d’investissements, destructrice d’avenir. Il faut se féliciter que le PS ouvre enfin les yeux. Cette politique n’a d’ailleurs même pas permis de réduire substantiellement le déficit public; ne parlons pas de la dette publique qui a continué de flamber.

Autre constat d’échec, la politique imposée dans toute l’Europe par la Commission Européenne, pousse l’économie de la France et de tous les pays européens vers la déflation soit la baisse généralisée des prix. Cette situation est très dangereuse car elle amène les ménages à reporter leurs dépenses afin d’attendre que les prix diminuent. La déflation s’accompagne alors d’une récession dont il est difficile de se défaire hors de politiques très volontaristes comme la politique américaine de grands travaux lancée par Roosevelt en 1933.

La proposition d’arrêter de suivre docilement, voire servilement les positions allemandes est la troisième nouveauté.

Les constations et propositions de Cambadélis ne constituent cependant pas une solution de sortie de la grave crise dans laquelle l’UMPS a plongé la France. La fin de la politique d’eurostérité est évidemment une obligation. On ne résoudra pas le problème du déficit public et de la dette par l’austérité mais par la croissance et les projets porteurs de richesses donc de recettes fiscales. Mais la France a aussi un problème de compétitivité extérieure vis-à-vis de l’Allemagne et de nombreux autres pays, car les salaires allemands ont progressé moins vite que les salaires français depuis la création de l’euro et car l’euro est surévalué par rapport à la majorité des monnaies.

Seul, un passage au nouveau franc, une monnaie ni trop forte ni trop faible, adaptée à notre économie, structurée pour l’économie réelle et non pour l’économie de casino des marchés financiers modernes permettra à l’économie française de se redresser. Ce n’est pas la seule mesure économique du projet du Front National mais elle est absolument nécessaire. Saluons le fait que le parti socialiste reprenne nos constatations que l’eurostérité entraîne l’économie française vers l’abîme, légitimant la justesse de l’analyse économique du Front National.