Lebreton et MLP

Communiqué de Presse de Gilles Lebreton, Député français au Parlement européen, Conseiller politique de Marine Le Pen du 20/08/2014

L’organisation non gouvernementale The World Justice Project vient de publier son rapport 2014 sur le respect des libertés et du droit par les Etats (« Rule of Law ») dans le monde. La situation de 99 Etats y est analysée par une myriade d’experts indépendants, de nationalités et d’opinions politiques les plus diverses. La grille d’analyse, organisée autour de huit rubriques différentes dont par exemple « l’absence de corruption », « l’ordre et la sécurité », et « la justice pénale », est pertinente. Les résultats de ce rapport méritent donc d’être pris en considération.

On y découvre que la France n’y est classée qu’en 18ème position sur 99, et qu’elle ne fait donc guère honneur à son titre auto-proclamé de « patrie des droits de l’Homme ». C’est le Danemark qui est 1er, devant deux autres pays nordiques (la Norvège et la Suède). La France se situe au milieu du peloton de l’Europe de l’Ouest, derrière l’Allemagne (9ème) et le Royaume-Uni (13ème), mais devant l’Espagne (24ème) et l’Italie (29ème).

Les trois principaux griefs qui valent à la France cette position décevante sont hélas fondés. Il s’agit, par ordre d’importance croissante, de la lenteur de sa justice, de son incapacité à faire face aux actes de violence, et de l’ineffectivité de son système de répression pénale. Ces deux derniers griefs sont d’autant plus graves que le rapport indique que la situation française tend, en ce qui les concerne, à se détériorer.

L’UMPS est responsable de cette déliquescence. S’agissant de l’ineffectivité de la répression pénale, la loi Dati du 24 novembre 2009 a encouragé les magistrats à dispenser d’emprisonnement les délinquants condamnés jusqu’à deux ans de prison, durée que la loi Taubira du 15 août 2014 vient de porter à cinq ans et qu’elle prévoit de porter à dix ans à compter du 1er janvier 2017.

Comment, dès lors, s’étonner de l’augmentation des actes de violence quand ce laxisme officiel semble inciter les délinquants à les commettre ? Ce rapport a le mérite de confirmer que le respect des droits de l’Homme passe par le rétablissement de l’ordre public et d’un système efficace de répression pénale. Il rejoint en cela les analyses de Marine Le Pen.