Etat Islamique en Irak et au Levant 1

L'auteur ou les auteurs de cet article ne sont en rien membres du Front National, du Rassemblement Bleu Marine ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique -à ma connaissance- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici.

Boulevard Voltaire

Par Joris Karl le 21/08/2014

L’État islamique (EI) a revendiqué la décapitation du journaliste américain James Foley. Diane, sa mère, a réagi avec un courage qui force le respect : « Nous n’avons jamais été aussi fiers de notre fils Jim. »

Assassinats rituels, égorgements à l’ancienne, le djihad islamique est une sorte de nazisme pré-industriel. Un IIIe Reich englué dans un Moyen-Âge sans fin.

Et pourtant, le progrès technique, l’islamisme s’en sert d’une manière radicalement innovante : pour se vanter de sa cruauté sanglante, sur YouTube et autres réseaux sociaux, comme aucun des pires tyrans sanguinaires n’osait plus le faire depuis… le Moyen-Âge, justement.

Par chance pour l’humanité, les drones, l’arme nucléaire, l’organisation militaire sont encore, eux, à peu près du bon côté. Car oui, voyez-vous, tant qu’à choisir, je préfère que ce soit l’Occident qui régente le monde. C’est mieux pour les terriens, les femmes, les minorités, la liberté en général. Malgré tous les défauts épouvantables du capitalisme, l’arrogance et l’ignorance des Américains, l’ineptie de l’Europe actuelle. Il ne faut pas se tromper de camp. Au cours de l’histoire récente de la France, les délires idéologiques ont coûté cher. Qu’on se remémore les cohortes de pacifistes internationalistes qui ont embrassé la collaboration en 1940 ! En ce moment, les forces obscurantistes défilent – aussi – sous le drapeau vert d’une religion ayant dégénéré ces dernières décennies en fascisme mondial.

C’est malheureusement dans l’ADN de l’islamisme et de tous ses supports étatiques de « purifier » tout ce qu’il trouve autour de lui. Au début du XXe siècle, pour ne pas remonter trop loin, les minorités de l’Empire ottoman vécurent un enfer, carrément génocidaire pour les Arméniens, d’oppression pour les chrétiens, avant massacres et expulsions. L’Algérie de 1962 a connu le même calvaire.

En 2014, toutes ces images de crucifixion, d’enfants piétinés, de femmes souillées, de têtes coupées, qui pullulent sur la Toile paraissent à peine croyables. Aussi peu que, dans les années 40, les étranges rumeurs qui faisaient état d’exterminations massives à l’est de l’Europe. Même les chambres ou les camions à gaz. C’était trop gros, vraiment trop gros pour y croire. Sauf qu’à l’époque, le Reich mettait tout en œuvre pour cacher au monde l’horreur de la Shoah.

Aujourd’hui, l’EI fonde sa propagande sur la diffusion massive des images de ses pires exactions.